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        Après la première multiplication des pains, Jésus face au pouvoir

Après la première multiplication des pains, Jésus face au pouvoir

Jésus s’est vraiment donné à nous en cette occasion, comme l’Homme libre face à cette passion du pouvoir qui nous guette tous.


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  • Père Gabriel
  • 28 avril 2017
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,1-15.

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.
Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.
Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.
Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »
Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Méditation de l’évangile du vendredi 28 avril

Jésus a mesuré chez les siens la soif du pouvoir. Désir universel, car le pouvoir et sa recherche emportent tant d’hommes, hier comme aujourd’hui ! Lui ne veut pas de pouvoir terrestre. Il en a jaugé les œuvres.

Au soir de la multiplication des pains, les siens ont tout organisé pour le faire roi. La foule est préparée, bien chauffée. Ce soir on l’enlèvera pour le faire roi. Alors brutalement, Il échappe à cette royauté tellement ambiguë.

« Oui, tu l’as dit, Je suis roi, mais mon royaume n’est pas de ce monde ».

Il dénoncera en effet tout au long de sa vie ces deux racines de la cupidité qui lancent l’homme dans tant d’actions malhonnêtes : la soif de commander, la soif de posséder. Lui les méprise l’une et l’autre. Il fuit et le pouvoir, et la richesse. Les siens comme tant d’hommes, sont pris au miroir du pouvoir, de la libération :

« Les gens donc, voyant le miracle qu’Il avait fait, disaient : c’est vraiment Lui le Prophète qui doit venir dans le monde ! Jésus sachant donc qu’ils allaient venir et s’emparer de Lui pour Le faire roi, se retira de nouveau dans la montagne Lui seul ».

Lui seul… Car là s’arrête l’amitié. Il a dû contraindre les Douze à réembarquer et à abandonner leur projet politique.

« Il contraignit les disciples à monter en barque et à le devancer sur la rive opposée,
jusqu’à ce qu’Il eut Lui-même congédié les foules ».

Finie la confiance. Il se retrouve seul pour n’avoir pas cru au « politique d’abord »

On comprend qu’Il ait besoin de prier seul dans la montagne après cette prise de position contre ses disciples et leur rêve d’un royaume terrestre installé à leur profit et au profit de la nation.

Jésus a fait là un choix primordial après la multiplication des pains.Il a fui le pouvoir temporel qui s’offrait à Lui porté qu’Il était à la Royauté par la foule et ses propres disciples en contraignant ces derniers à s’embarquer de nouveau et à le laisser congédier la foule.

Il s’est vraiment donné à nous en cette occasion, comme l’Homme libre face à cette passion du pouvoir qui nous guette tous.

La politique et le Royaume de Dieu sont dans deux ordres différents. Le Royaume de Dieu est une transformation intérieure et une réalité spirituelle. La politique, que n’imprègne pas le Royaume , n’est que violence et idéologie ». Nous ne le voyons que trop.

Père Gabriel







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