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      Corriger nos frères ou nos enfants avec charité

Corriger nos frères ou nos enfants avec charité

Pape François


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  • 15 juillet 2015
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Premièrement, corriger notre prochain avec charité

- Nous ne pouvons corriger un personne sans amour et sans charité. On ne peut en effet réaliser une intervention chirurgicale sans anesthésie : c’est impossible, parce que sinon le patient meurt de douleur.

- Et la charité représente comme une anesthésie qui aide à recevoir le traitement et accepter la correction. Donc prendre notre prochain à part, avec douceur, avec amour et lui parler”.


Deuxièmement parler en vérité :

- Ne pas dire des choses qui ne sont pas vraies. Il arrive si souvent que dans notre entourage nous disions des choses à propos d’autres personnes qui ne sont pas vraies : cela s’appelle de la calomnie.

- Ou si elles sont vraies, on s’arroge le droit de détruire la réputation de ces personnes. Les commérages blessent ; ils représentent des gifles à la réputation de telle ou telle personne, ce sont des gifles portées au coeur de l’autre.

- Certes, quand quelqu’un te dit la vérité, ce n’est pas facile de l’entendre, mais si cette vérité est dite avec charité et avec amour, c’est plus facile de l’accepter. Donc, absolument parler des défauts des autres avec charité.




- La troisième chose, corriger avec humilité : Si tu dois corriger un petit défaut chez l’autre, pense tout d’abord que tu en as personnellement de tellement plus gros :

- La correction fraternelle est une action pour guérir le corps de l’Eglise. Il y a un trou, là, dans le tissu de l’Eglise, qu’il faut absolument recoudre.

- Et comme les mères et les grands-mères le font quand elles reprisent un vêtement, avec tellement de délicatesse, c’est de la même manière que nous devons exercer cette correction fraternelle.

- Si tu n’es pas capable de l’exercer avec amour, avec charité, dans la vérité et avec humilité, tu risques d’offenser, de détruire le coeur de cette personne, tu ne feras qu’ajouter un commérage qui blesse, et tu deviendras un aveugle hyprocrite, comme le dit Jésus.

- ‘Hypocrite, enlève d’abord la poutre de ton oeil…’ Hypocrite ! Reconnais que tu es plus pécheur que ton prochain, mais que toi comme frère tu dois le corriger”.

- Un signe qui peut-être peut nous aider, c’est le fait de ressentir “un certain plaisir” quand” l’on voit quelque chose qui ne vas pas” et que l’on estime qu’il nous devons exercer une correction : Etre “attentifs parce qu’alors cela ne vient pas du Seigneur” :

- Quand cela vient du Seigneur, il y a toujours la croix, et l’amour qui nous porte, la douceur. Ne nous transformons pas en juge.

- Nous chrétiens nous avons cette fâcheuse tentation : nous extraire du jeu du péché et de la grâce comme si nous étions des anges…Et bien non ! C’est ce que Paul nous dit : ‘Il ne faut pas qu’après avoir prêché aux autres, nous soyons ensuite disqualifiés’.

- Et si un chrétien, dans sa communauté, ne fait pas les choses – également la correction fraternelle- dans la charité, en vérité et avec humilité, il est disqualifié ! Il est tout sauf un chrétien mature.



- Prions donc afin que le Seigneur nous aide à exercer ce service fraternel, si beau mais si douloureux, d’aider nos frères et nos soeurs à devenir meilleurs, et qu’il nous aide à le faire toujours avec charité, en vérité, et avec humilité.

Pape François

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