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Jésus et Marie-Madeleine

Depuis cette rencontre chez Simon, Marie-Madeleine ne pense qu’à ce Seigneur qui lui a pardonné, sans l’humilier...


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  • Père Gabriel
  • 18 avril 2017
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,11-18.

En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Méditation de l’évangile du mardi après Pâques 18 avril

En ces jours de la Résurrection, j’aime méditer avec vous durant quelques instants sur la rencontre de jésus et Marie-Madeleine au matin de Pâques

Cette femme désemparée, engloutie dans la faiblesse de son péché, et à qui Jésus a permis d’exister, ne nous ouvre-t-elle pas le chemin de la merveilleuse amitié qui l’a transformée ?

Marie-Madeleine, après la mort de Jésus, reste désemparée. Avec Lui elle a tout perdu. Elle se tient près du tombeau et elle pleure.

« Or, Marie se tenait près du tombeau, au-dehors, pleurant »

On ne pleure que ceux que l’on aime profondément, on ne pleure pas un voisin, on se contente de plaindre sa famille. Pour pleurer quelqu’un il faut que sa disparition nous bouleverse. Jésus justement fut ainsi pleuré, car sa mort a bouleversé tous ses amis.

Depuis cette rencontre chez Simon, Marie-Madeleine ne pense qu’à ce Seigneur qui lui a pardonné, sans l’humilier, pour l’entraîner sur les chemins mêmes de l’amour, dans une nouvelle direction : « Ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont pardonnés, parce qu’elle a aimé beaucoup », avait osé dire Jésus devant elle aux invités du banquet.
Leurs sourires narquois s’étaient figés

Et à elle-même n’avait-Il pas ajouté : « Tes péchés sont pardonnés, ta foi t’a sauvée. Va en paix. »

Voilà pourquoi, elle pleure et pourquoi, à la question des anges : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » sa réponse la montre tournée vers Lui, car, avec sa mort, son univers s’effondre : « Parce que l’on a pris mon Seigneur et que je ne sais pas où on l’a mis »

Les larmes et le chagrin l’aveuglent, et lorsque Jésus lui pose la même question, alors qu’elle le voit, là, devant elle, elle le prend pour le jardinier et sa réponse se fait agressive : « Seigneur, si tu l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis et j’irai le prendre. »

La hardiesse de cette femme nous surprend et nous donne la mesure de l’amour qui dévorait son cœur. Mais un mot, un seul mot,son nom, prononcé avec tendresse, lui révèle, au timbre de la voix, la présence de l’Ami et la jette aux pieds de Jésus : « Mariam ! Rabbouni !… »

Déjà elle s’élance vers Lui. Jésus l’arrête : « Ne me touche pas car Je ne suis pas encore monté vers le Père, mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. » Et son amitié se fait aussitôt enthousiaste : « Marie de Magdala vient annoncer aux disciples : J’ai vu le Seigneur »

Le Seigneur nous donne le même enthousiasme, pour parler de cette amitié qui devrait transformer en « ALLELUIA » la morosité de nos vies ;

Père Gabriel







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