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La veuve de Naïm

Devant la grande souffrance humaine, Jésus est toujours présent.


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  • Père Gabriel
  • 13 septembre 2016
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« Et il arriva le mois suivant qu’Il se rendit à une ville nommée Naïm.
Et ses disciples faisaient route avec Lui, ainsi qu’une foule nombreuse ».

Ses disciples font route avec Lui et sillonnent toute la Palestine.
N’était-Il pas le grand Ami ? N’est-ce pas bien souvent dans l’effort des marches et les incidents du chemin que l’amitié se révèle ?

« Quand Jésus fut près de la porte de la ville, voilà qu’on portait en terre un mort, un fils unique dont la mère était veuve ; et il y avait une foule considérable de la ville.

En le voyant, le Seigneur eut pitié d’elle et lui dit :
« Ne pleure pas. »
Puis s’approchant, Il toucha le cercueil et les porteurs s’arrêtèrent.
Et Il dit :
« Jeune homme, je te le dis, lève-toi. » Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler. Et Il le remit à sa mère.

Peut-il y avoir douleur plus navrante que celle de cette veuve portant en terre son fils unique ? Il a fallu que Jésus croise cette misère extrême pour vous montrer combien Il était près de nos pires détresses.

Car, devant la grande souffrance humaine, Jésus est toujours présent. Aujourd’hui, les pleurs de cette veuve de Naïm le bouleversent. Il aura un mot de tendresse à son égard :
« Ne pleure pas. »

On a tant besoin de ce mot de l’amitié, même maladroite, en ces circonstances ! Et les larmes de cette mère entraînent chez Lui un geste fou.

Mais à travers elle, ce sont toutes les mères en deuil que Jésus rejoint. Peut-être vos fils ont-ils perdu la vie terrestre, mais Jésus vous dit comme à la veuve de Naïm :
la mort n’est qu’un sommeil.
Et grâce à Lui, Jésus, votre fils s’est levé pour la Vraie Vie, et pour parler avec le Père et avec vous, dans la communion des Saints.

Jésus était vraiment le Fils de l’homme, un homme capable de comprendre nos détresses et de les voir.
Nous voyons si mal la souffrance des autres.

C’est cette petite fille du Quart-Monde, disant, dans une naïveté qui nous condamne :
« Les riches, ce n’est pas de leur faute, ils ne vous voient pas. »
Jésus, Lui, sait voir.

Père Gabriel







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