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Le fils prodigue : La miséricorde infinie de Dieu

Et le berger divin ne se lasse pas d’attendre ou de battre la campagne pour ramener les égarés


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  • Père Gabriel
  • 18 mars 2017
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32.

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »

Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.

Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”

Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”

Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Méditation du samedi 18 mars

Cependant, tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de Lui pour l’entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant :

"Cet homme accueille les pécheurs et mange avec eux !"

Devant le coup de patte des pharisiens, Jésus réagit. Il va, par des images très simples, très évocatrices, dévoiler toute sa tendresse à l’égard des pécheurs.

Dans trois paraboles, Il nous livre les secrets de la miséricorde du Père, et la sienne propre, à leur sujet. C’est, en premier, la brebis perdue et retrouvée, où l’on se préoccupe davantage de la fugueuse que du calme troupeau. Et le berger divin ne se lasse pas d’attendre ou de battre la campagne...

"Ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les Cieux qu’un seul de ces petits périsse"

Il emploiera tous les moyens pour ramener les égarés et ne ménagera pas plus sa peine que la femme qu’Il dépeint, balayant de la cave au grenier pour retrouver sa drachme.

Au premier bon mouvement du fils prodigue, ce Père verra ...et de loin... et se précipitera, le coeur rempli à craquer de miséricorde et d’amour, comme le père dont Il nous conte l’histoire et l’anxieuse attente.

Et le couplet sur le frère aîné montre bien notre incompréhension totale, à l’exemple des scribes et des pharisiens arrêtés, butés qu’ils sont, sur la faute trop réelle du cadet, mais incapables, eux, de comprendre la miséricorde du Père. C’est le cri de la Miséricorde divine face à notre misère qui clôt le débat :

"Mais son Père lui dit : Mon enfant, en tout temps tu es avec moi : mais il fallait festoyer et se réjouir ; puisque ton frère que voici était mort, et est revenu à la vie ; et il était perdu, et il est retrouvé !"

Voilà pourquoi Jésus accueille les pécheurs et mange avec eux !

Eux aussi sont les fils très aimés du Père et de son Envoyé.

Père Gabriel






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