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Le tribut à payer à César

Jésus laisse tout pantois les habiles et les rusés devant la simplicité de sa réponse qui se joue de leur astuce.


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  • Père Gabriel
  • 6 juin 2017
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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,13-17.

On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler,
et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. »
Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils.
Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

Méditation de l’évangile du mardi 6 juin

La question relative au tribut à payer aux romains met en évidence la rouerie des ennemis de Jésus. Pour le perdre, ils d’adjoignent même les hérodiens qu’ils haïssent.

"Et les grands prêtres envoient vers Lui quelques-uns des pharisiens et des hérodiens,
pour Le prendre au piège d’une question"

Et lorsque les pharisiens posent cette insidieuse question à Jésus, c’est bien dans l’intention de Le perdre.

"Et s’étant mis en observation, ils envoyèrent des hommes apostés qui se posaient en justes, afin de Le prendre en défaut sur une parole, pour Le livrer au pouvoir et à l’autorité du gouverneur"

A travers une présentation qui pue l’hypocrisie : "Maître, nous savons que tu es sincère...", ils lui tendent un piège fort habile. Les deux alternatives de leur question doivent amener la perte du Prophète, soit devant le peuple, soit auprès des romains et du gouverneur.

Mais voilà, les petites combines de la ruse s’effondrent devant sa sagesse. La ruse et l’astuce sont compliquées, la sagesse de Jésus est simple, lumière sans détour.

Elle reste imprévisible dans ses ripostes si pleines de bon sens, si bien que leur piège ne prend que du vent. Car Jésus, avec une grande liberté d’esprit et de paroles, déjoue leur ruse. Le pouvoir ne l’effraie pas.

"Or, ayant considéré leur fourberie, Il leur dit : Montrez-Moi un denier. De qui a-t-il effigie et inscription ? Ils Lui dirent : de César. Il dit devant eux : Or donc, rendez ce qui est à César, à César ; et à Dieu ce qui est à Dieu"

Et "devant eux" souligne que Jésus s’adresse à la foule et que, par-dessus la tête des hérodiens et des pharisiens, il met les rieurs de son côté.

La réponse de Jésus désarçonne, tant elle est limpide et inattendue :

"Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu".

Il laisse tout pantois les habiles et les rusés devant la simplicité de sa réponse qui se joue de leur astuce.

Père Gabriel







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L’évangile et sa méditation par le Père Gabriel