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Les mauvais vignerons

Dieu prend le risque de mourir… et de ressusciter, en tant que Fils de l’homme ;


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  • Père Gabriel
  • 5 juin 2017
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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,1-12.

En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides.
De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent.
Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres.
Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”
Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !”
Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne.
Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d’autres.
N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’ »
Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.

Méditation de l’évangile du lundi 5 juin

Jésus, dans la parabole des mauvais vignerons, retrace à grands traits toute l’histoire du monde.

« Le chef de famille qui plante la vigne c’est Dieu, Père attentif, qui entoure sa vigne d’un mur et d’une clôture, y creuse un pressoir et y bâtit une tour »

Israël la reçoit en dépôt. Mais l’histoire d’Israël, c’est surtout la longue histoire des prophètes persécutés, maltraités et tués. L’interrogation du maître de la vigne :

« Que ferai-je ? J’enverrai mon Fils Bine-Aimé ; peut-être le respecteront-ils ? »
nous introduit au cœur même des préoccupations de l’amour de Dieu qui va jusqu’à envoyer son propre Fils.

Jésus se met ainsi tout à fait à part et ne méconnaît nullement la place unique qu’Il tient
dans l’histoire du salut du monde.

Jésus, à ce moment du récit, est partie prenante et c’est sa lutte actuelle avec les princes des prêtres et les pharisiens qu’Il nous décrit.

« Mais, en le voyant, les vignerons délibèrent entre eux, disant : C’est l’héritier, tuons-Le afin que l’héritage soit à nous. Et L’ayant jeté hors de la vigne, ils Le tuèrent. Que leur fera donc le maître de la vigne ? »

Il est bien noté, au début de la parabole, que Jésus s’adresse au peuple qui est là.

« Et Il se mit à dire au peuple cette parabole : Un homme planta une vigne ».

Mais au moment où Jésus conclut :

« Que fera donc le maître de la vigne ? Le maître de la vigne viendra et fera périr ces vignerons et donnera la vigne à d’autres ».

A ce moment-là, ce sont les princes des prêtres et les scribes qui réagissent :

« Ce qu’ayant entendu et compris, ils dirent : A Dieu ne plaise ! »

Jésus en profite pour s’affirmer et, les regardant, Il leur dit :

« Que signifie donc ceci qui est écrit : La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissent est devenue le faîte de l’angle. Quiconque tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle tombera sera en miettes… »

Du coup, ils ont si bien compris que « les scribes et les grands prêtres cherchèrent à mettre les mains sur Lui à ce moment même. Ils craignirent le peuple. Ils avaient compris, en effet, qu’Il avait dit cette parabole pour eux. »

Ainsi, dans la parabole des mauvais vignerons, Jésus met l’accent sur le meurtre du Fils Bien-Aimé. Dieu prend le risque de mourir… et de ressusciter, en tant que Fils de l’homme ; car la pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue pierre d’angle. Jésus ne se fait pas d’illusions sur le rôle qu’Il joue, qu’Il a joué et qu’Il jouera dans l’histoire religieuse d’Israël et du monde.

Pour l’instant, craignant les foules qui L’adorent, ses ennemis temporisent. Cet attachement Le sauve, car ses ennemis qui ne sont pas des braves, attendront d’avoir une milice bien armée pour L’arrêter, la nuit, loin du peuple, à Gethsémani.

Père Gabriel







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L’évangile et sa méditation par le Père Gabriel