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      Semaine 1 après Pâques

Semaine 1 après Pâques

La résurrection : Une éruption volcanique d’amour


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  • 21 mars 2014
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lundi de Pâques 21 avril

l’humilité de Dieu :

- « un des disciples dit à Jésus dit : "Seigneur, et qu’est-il advenu, que tu doives te manifester à nous et non pas au monde ?" » (Jn 14, 22)

- Oui, pourquoi ne t’es-tu pas opposé avec force à tes ennemis qui t’ont mis en croix ? c’est ce que nous voudrions te demander.

Pourquoi ne leur as-tu pas montré avec une vigueur irréfutable que tu es le Vivant, le Seigneur de la vie et de la mort ?

Pourquoi t’es-tu manifesté seulement à un petit groupe de disciples au témoignage desquels nous devons maintenant nous fier ?

- Cette question concerne toutefois, non seulement la Résurrection, mais le mode tout entier par lequel Dieu se révèle au monde.

Pourquoi seulement à Abraham - pourquoi pas aux puissants de ce monde ? Pourquoi seulement à Israël et non pas de manière indiscutable à tous les peuples de la terre ?

- C’est bien le propre du mystère de Dieu d’agir de manière humble.
C’est seulement petit à petit qu’il construit dans la grande histoire de l’humanité son histoire.

- Il se fait homme mais d’une telle manière qu’il peut être ignoré de ses contemporains, des forces autorisées de l’histoire.

- Il souffre et il meurt et, comme Ressuscité, il ne veut atteindre l’humanité qu’à travers la foi des siens auxquels il se manifeste.

- Continuellement il frappe humblement aux portes de nos cœurs et, si nous lui ouvrons, lentement il nous rend capable de « voir ».

- Et pourtant, n’est-ce pas là justement le style du divin ? Ne pas écraser par la puissance extérieure, mais donner la liberté, donner et susciter l’amour.

Cardinal Ratzinger
Jésus de Nazareth. De l’entrée à Jérusalem à la Résurrection.
Parole et Silence, Paris 2011, p. 310-311
Extrait d’Une minute avec Marie



mardi après Pâques 22 avril

Le sanctuaire de mon coeur

- En Lituanie, en 1991, j’ai rencontré un homme d’une soixantaine d’années qui avait passé quinze ans au goulag où il faisait souvent moins quarante. Il en était sorti depuis peu, et je lui demandais comment il pouvait rayonner d’autant de joie et de bonheur après toutes ces années d’inhumanité et de souffrances.

- Il répondit : « Il y avait un sanctuaire dans notre coeur où Dieu
seul habite. Aucun bourreau ne pouvait y entrer. Mon bonheur était de vivre à l’intérieur de moi-même avec Dieu. Il ne m’a pas quitté pendant ces quinze années ».

- Il disait donc que la vie a un sens. Nous devons, nous aussi, redire au monde qu’existe la source qui brûle le coeur de l’homme, qu’elle est juste et vraie, que mille biens matériels, mille plaisirs ne feront jamais
le bonheur de trouver un sens à sa vie.

interview de Nicolas Buttet
[http://news.catholique.org/]

mercredi de Pâques 23 avril

La miséricorde divine

- La miséricorde divine est infiniment plus grande que nos pêchés
J’aime bien la prière de cette petite Marseillaise : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, peuchère, maintenant et à l’heure de notre mort ». On est vraiment pécheur, peu cher.

- J’aime aussi cette scène rapportée par frère Laurent de la Résurrection, un frère carme qui s’occupait des chaussures et des repas de sa congrégation. Il voit passer, un jour dans un
couloir du monastère, un frère à la mine déconfite.

- « Mon frère, êtes-vous malade ? Pire, mourant ? ». « Pire ! J’ai fait un péché ! ».

- Laurent éclate de rire : « Cela vous étonne ? Quand je fais un péché, cela ne m’étonne pas du tout. Je
suis tellement pauvre et tellement faible !

- Par contre, si je n’en fais pas, alors je m’étonne de ce que la tendresse miséricordieuse et la grâce de Dieu sont assez puissantes pour m’empêcher de tomber ! »

- C’est dans cet étonnement qu’il faut entrer. L’étonnant, ce n’est
pas que nous soyons pauvres et vulnérables mais c’est que l’on puisse tenir debout et rester
fidèle.
Nicolas Buttet



jeudi de Pâques 24 avril

L’adoration de Jésus, remède à l’indifférence

S. Pierre Julien Eymard, un grand prophète de l’eucharistie au 19e siècle. C’est lui qui disait :

- « J’ai souvent réfléchi sur les remèdes à cette indifférence universelle qui s’empare d’une manière effrayante de tant de catholiques et je n’en trouve qu’un : l’eucharistie, l’amour de Jésus eucharistique. La perte de foi vient de la perte de l’amour ».

- A une autre occasion, il disait :

- « Maintenant, mettons nous à l’œuvre, sauvons les âmes par la divine eucharistie et réveillons la France et l’Europe engourdies dans un sommeil d’indifférence parce qu’elles ne connaissent pas le don de Dieu, Jésus, l’Emmanuel eucharistique.

- C’est la torche de l’amour qu’il faut porter dans les âmes tièdes, et qui se croient pieuses et ne le sont pas parce qu’elles n’ont pas établi leur centre et leur vie dans Jésus eucharistique ».

interview de Nicolas Buttet
[http://news.catholique.org/19987-a-caeurotmest-laeurotmheure-de]


vendredi de Pâques 25 avril

Le dernier repas : la première messe

[Mt 26,26-29 ; Mc 14,22-25 ; Lc 22,19-20]

- C’est ce moment précis que Jésus choisit pour donner au monde le signe suprême de son amour. Amour qui se livre jusqu’au bout : l’Eucharistie !

- Te souviens-tu ? Nous l’avions entendu nous y préparer dans la synagogue de Capharnaüm, après avoir multiplié les pains sur la colline. Combien de fois y avait-il pensé, en regardant des champs de blé prêts pour la moisson, en voyant sa petite Maman pétrir le pain,.....

- A chaque repas, pensait-il au dernier qu’il prendrait ? Il le préparait, l’attendait… Et le voici. Il va en faire le premier repas du monde nouveau. Ce repas va même l’inaugurer, l’instaurer....

- Viens et vois ce soir ton Roi ! Il prend ce pain fait avec le blé de Bethléem. Ce vin fait avec les raisins de Bethléem. Et voici que, dans ses mains, tout en restant pain et vin, ils deviennent Lui, Lui-même, Jésus, sa Personne ! Lui, l’Enfant de Bethléem !

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang. »

« Mais qu’est-ce que cela veut bien dire ? », demandait-on à un enfant. Réponse du tac au tac : « Cela veut dire : “C’est moi !” »

Daniel-Ange
Un extrait Zenit jeudi saint




samedi de Pâques 26 avril

Le dernier repas : la première messe

- Jésus ne pouvait pas donner plus tôt son Corps, parce que ce n’est pas juste son Corps qu’il donne. C’est son Corps livré. Ce n’est pas juste son Sang qu’il donne.

- Mais son Sang versé. Il ne peut donc les donner qu’au moment même où, effectivement, son Corps va être livré et son Sang versé. Quelques instants avant, à la dernière minute. ....

- Jésus se livrant dans les mains de Pierre, de Jacques et de Jean – et donc dans mes mains à moi, dans tes mains à toi –, c’est Jésus qui, dans quelques instants, va être livré entre les mains des pécheurs, des soldats qui vont l’arrêter. Mais aussi ce Jésus qui, dans quelques heures, demain, va s’abandonner entre les mains de son Père.

Moi aussi, je puis recevoir aujourd’hui comme venant de la main du Père ce qui autrefois m’a été infligé par la main des hommes. Je puis offrir aujourd’hui ce qu’hier j’ai été obligé de subir et accepter, ce qui alors m’a écrasé.

- Ce qui dans mon existence a pu être saccagé, ravagé, je peux le reprendre en mains et le déposer aujourd’hui dans le cœur du Père.

Surtout à travers l’Eucharistie, où Jésus dépose sa vie dans mes mains. Là où peut-être on a voulu m’enlever la vie, je peux la donner maintenant de moi-même. Là où j’ai été manipulé par les événements, je verrai ses propres mains à l’ouvre.

Je peux consentir ici et maintenant aux choses subies un jour quelque part. Dans ce qui m’a semblé hasard, je peux déchiffrer son rêve d’amour. Ainsi, je peux recevoir mon passé comme un présent de Dieu, et lui en faire un présent.

Daniel Ange

Un extrait Zenit jeudi saint


dimanche après Pâques 27 avril

Une éruption volcanique d’Amour
suite et fin

- Jusqu’à présent, il avait donné sa parole, sa vérité, son travail, ses larmes, sa fatigue. Il n’avait cessé de donner. Mais aimer, n’est-ce pas donner tout et se donner soi-même ? L’Eucharistie, c’est cela et rien d’autre. C’est ce Jeudi soir, à table avec Jésus, que nous le comprenons.

- Pendant cette première messe, Jésus voit déjà ces milliards de messes qui seront célébrées sur toutes les montagnes, dans toutes les vallées, toutes les villes, les forêts, les déserts, à travers toute la planète, par des prêtres et des fidèles de toutes races, peuples, nations et langues, à chaque minute du temps, jusqu’à la fin de l’Histoire.

- Avec le décalage horaire, pas une minute où il n’y ait quelque part dans le monde un prêtre qui dise : « Ceci est mon corps… Ceci est mon sang… »

Cette toute première fois où Jésus prononce ce mot, c’est la déflagration d’une explosion d’amour, dont les réactions en chaîne ne vont plus cesser

Un extrait Zenit jeudi saint

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