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      Une semaine avec Thérèse de Lisieux

Une semaine avec Thérèse de Lisieux


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  • 18 juin 2013
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Thérèse de Lisieux : 1873-1897, morte à 24 ans, après avoir passé 9 ans au Carmel de Lisieux

A travers quelques textes des manuscrits A et B), découvrons les étapes de la vie spirituelle de la vocation de Thérèse.



lundi 17 juin

LE SOIR DE NOEL 1886 : LA GUERISON DE THERESE

- Nous revenions de la messe de minuit ... En arrivant aux Buissonnets, Papa, fatigué , éprouvât de l’ennui en voyant mes souliers dans la cheminée,’il dît ces paroles qui me percèrent le cœur : « Enfin, heureusement que c’est la dernière année !… »

- Je montais alors l’escalier pour aller défaire mon chapeau, Céline connaissant ma sensibilité et voyant des larmes briller dans mes yeux s’écria : « O Thérèse ! me dit-elle, ne descends pas, cela te ferait trop de peine de regarder tout de suite dans tes souliers. » Mais Thérèse n’était plus la même, Jésus avait changé son cœur !

- Refoulant mes larmes, je descendis rapidement l’escalier, je pris mes souliers et les posant devant Papa, je tirai joyeusement tous les objets, ayant l’air heureuse comme une reine. Papa riait, il était aussi redevenu joyeux et Céline croyait rêver !…

- Heureusement c’était une douce réalité, Thérèse avait retrouvé la force d’âme qu’elle avait perdue à 4 ans et demi et c’était pour toujours qu’elle devait la conserver !…

- En cette nuit de lumière, en un instant l’ouvrage que je n’avais pu faire en 10 ans, Jésus le fit se contentant de ma bonne volonté qui jamais ne me fit défaut.

- Il fit de moi un pêcheur d’âmes, je sentis un grand désir de travailler à la conversion des pécheurs, désir que je n’avais pas senti aussi vivement…

- Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse !…




mardi 18 juin

J’AI SOIF

- Un Dimanche en regardant une photographie de Notre Seigneur en Croix, je fus frappée par le sang qui tombait d’une des ses mains Divines, j’éprouvai une grande peine en pensant que ce sang tombait à terre sans que personne ne s’empresse de le recueillir,

- et je résolus de me tenir en esprit au pied de [la] Croix pour recevoir la Divine rosée qui en découlait, comprenant qu’il me faudrait ensuite la répandre sur les âmes…

- Le cri de Jésus sur la Croix retentissait aussi continuellement dans mon cœur : « J’ai soif ! » Ces paroles allumaient en moi une ardeur inconnue et très vive… Je voulais donner à boire à mon Bien-Aimé et je me sentais moi-même dévorée de la soif des âmes…

- Ce n’était pas encore les âmes de prêtres qui m’attiraient, mais celles des grands pécheurs, je brûlais du désir de les arracher aux flammes éternelles…





mercredi 19 juin

PRANZINI

- J’entendis parler d’un grand criminel qui venait d’être condamné à mort pour des crimes horribles,

- Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer, afin d’y parvenir j’employai tous les moyens imaginables ; j’offris au Bon Dieu tous les mérites infinis de Notre Seigneur, les trésors de la Sainte Eglise, je fis dire une messe a cette intention....

- je demandais à Jésus seulement « un signe » de repentir pour ma simple consolation… Ma prière fut exaucée à la lettre !

- Le lendemain de son exécution je trouve sous ma main le journal : « La Croix ». et que vois-je ?… Pranzini ne s’était pas confessé, il était monté sur l’échafaud et s’apprêtait à passer la tête dans le lugubre trou, quand tout à coup, saisi d’une inspiration subite, il se retourne, saisit un Crucifix que lui présentait le prêtre et baise par trois fois ses plaies sacrées !…

- J’avais obtenu « le signe » demandé et ce signe était la reproduction fidèle de grâces que Jésus m’avait faites pour m’attirer à prier pour les pécheurs.
...Ah ! depuis cette grâce unique, mon désir de sauver les âmes grandit chaque jour, il me semblait entendre Jésus me dire comme à la samaritaine : « Donne-moi à boire ! »



jeudi 20 juin

LE PELERINAGE EN ITALIE


- Ah ! j’ai compris ma vocation en Italie...

- Penchant un mois j’ai vécu avec beaucoup de saints prêtres et j’ai vu que, si leur sublime dignité les élève au-dessus des anges, ils n’en sont pas moins des hommes faibles et fragiles…

- Si de saints prêtres que Jésus appelle dans son Evangile : « Le sel de la terre » montrent dans leur conduite qu’ils ont un extrême besoin de prières, que faut-il dire de ceux qui sont tièdes ? Jésus n’a-t-Il pas dit encore : « Si le sel vient à s’affadir avec quoi l’assaisonnera-t-on ? »

- O ma Mère ! qu’elle est belle la vocation ayant pour but de conserver le sel destiné aux âmes !

- Cette vocation est celle du Carmel, puisque l’unique fin de nos prières et de nos sacrifices est d’être l’apôtre des apôtres, priant pour eux pendant qu’ils évangélisent les âmes par leurs paroles et surtout par leurs exemples…

- Il faut que je m’arrête, si je continuais de parler sur ce sujet, je ne finirais pas !…



vendredi 21 juin

DANS LE COEUR DE L’EGLISE JE SERI L’AMOUR

- A l’oraison mes désirs me faisant souffrir un véritable martyre,

- La Charité me donna la clef de ma vocation.

- Je compris que si l’Eglise avait un corps, composé de différents membres ;

le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Cœur, et que ce Cœur était BRULANT d’AMOUR.

- Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Eglise, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’AMOUR RENFERMAIT TOUTES LES VOCATIONS, QUE L’AMOUR ETAIT TOUT, QU’IL EMBRASSAIT TOUS LES TEMPS ET TOUS LES LIEUX … EN UN MOT, QU’IL EST ETERNEL !…

- Alors, dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour… ma vocation, enfin je l’ai trouvée, MA VOCATION, C’EST L’AMOUR !… Oui j’ai trouvé ma place dans l’Eglise et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’AMOUR… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !…

- Pourquoi parler d’une joie délirante ? non, cette expression n’est pas juste, c’est plutôt la paix calme et sereine du navigateur apercevant le phare qui doit le conduire au port…


samedi 22 juin

PROUVER MON AMOUR A JESUS

- Oui mon Bien-Aimé, voilà comment se consumera ma vie…

- Je n’ai d’autre moyen de te prouver mon amour, que de jeter des fleurs, c’est-à-dire de ne laisser échapper aucun petit sacrifice, aucun regard, aucune parole, de profiter de toutes les plus petites choses et de les faire par amour…

- Je veux souffrir par amour et même jouir par amour, ainsi je jetterai des fleurs devant ton trône ; je n’en rencontrerai pas une sans l’effeuiller pour toi… puis en jetant mes fleurs,

- je chanterai, je chanterai, même lorsqu’il me faudra cueillir mes fleurs au milieu des épines et mon chant sera d’autant plus mélodieux que les épines seront longues et piquantes.


dimanche 23 juin

AIMER SA FAIBLESSE ET SA PAUVRETE

- Ah ! je sens bien que ce n’est pas cela ( mes désirs) du tout qui plaît au Bon Dieu dans ma petite âme, ce qui lui plaît c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde…
Voilà mon seul trésor. Marraine chérie, pourquoi ce trésor ne serait-il pas le vôtre ?…

- N’êtes-vous pas prête à souffrir tout ce que le Bon Dieu voudra ?

- O ma sœur chérie, je vous en prie, comprenez votre petite fille, comprenez que pour aimer Jésus, être sa victime d’amour, plus on est faible, sans désirs, ni vertus, plus on est propre aux opérations de cet Amour consumant et transformant…

- Le seul désir d’être victime suffit, mais il faut consentir à rester pauvre et sans force et voilà le difficile car « Le véritable pauvre d’esprit, où le trouver ?

il faut le chercher bien loin » a dit le psalmiste… Il ne dit pas qu’il faut le chercher parmi les grandes âmes, mais « bien loin », c’est-à-dire dans la bassesse, dans le néant…

- Ah ! restons donc bien loin de tout ce qui brille, aimons notre petitesse, aimons à ne rien sentir, alors nous serons pauvres d’esprit et Jésus viendra nous…si loin que nous soyons il nous transformera en flammes d’amour


La famille du Carmel

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