Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

La Sainte Vigne : Jésus et l’amitié

Méditation de l’évangile du mercredi 2 mai

“Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour” Jésus nous affirme ici que l’observance de ses commandements nous conduira à un amour vrai, à une amitié solide qui conduira à la joie :“Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit entière”

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Méditation de l’évangile du mercredi 2 mai

Pour ce Méditerranéen qu’est Jésus la vigne représente tout ! C’est une trouvaille de génie que de se donner comme le cep et nous les sarments afin de nous montrer l’unité de vie qui existe entre Lui et nous.

Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.

La croix, l’épreuve font partie de notre vie d’union à Dieu durant le pèlerinage terrestre. Pour nous faire rentrer dans la perspective du Royaume, le Père nous purifie en nous détachant des perspectives uniquement terrestres afin de nous faire porter davantage de fruits. Ce n’est que dans la foi seule que nous acceptons sans rechigner cette taille du vigneron. Autrement, en dehors de la foi, cela nous révolte.

Jésus nous demande d’observer ses commandements pour demeurer dans son amitié. Et il ajoute que c’est exactement ce qu’Il a fait pour demeurer dans l’amour du Père. Oui, Il a pleinement accompli la volonté du Père, devenant homme, dans toute la pauvreté de l’homme.

Il en a acepté la faiblesse, la précarité, alors, acceptons, comme Lui, ce que nous sommes : tout simplement des hommes mortels, appelés à porter beaucoup de fruits parce que greffés sur la Sainte Vigne du Christ. Mais qu’il est dur d’être taillés !

“Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.”

Cette petite phrase nous révèle la profondeur de son amour, puisé aux sources même de la Trinité :

“Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour”

Jésus nous affirme ici que l’observance de ses commandements nous conduira à un amour vrai, à une amitié solide qui conduira à la joie : “Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit entière”

Loi mystérieuse, puisée elle aussi aux profondeurs mêmes de Dieu, car sa joie, joie immense, se confond avec la vision de Dieu et découle de sa plénitude de vie.

Cette joie n’exclut pas la souffrance due à notre condition d’homme fragile et mortel, mais elle existe parce que nous savons que Dieu nous aime au-delà de notre poussière, et qu’en Jésus Il a trouvé le moyen de nous saisir et de nous plonger dans sa propre vie, dans sa propre joie.

“Vous êtes mes amis, si vous faites ce que Je vous commande. Je ne vous appelle plus des serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître.

Mais Je vous ai appelés amis, parce que Je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais c’est Moi qui vous ai choisis, et Je vous ai établis pour que vous alliez portant du fruit, et que votre fruit demeure, pour que le Père vous donne ce que vous lui demanderez en mon Nom.

Ce que Je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres”

Cette amitié de Jésus nous fait entrer dans l’intimité du Père, dans son amour. Désormais, Il ne sait plus rien nous refuser, dans l’ordre de la grâce.

C’est cette espérance qui nous conduit vers d’autres fruits que les biens périssables et passagers de la terre. Oui, Jésus nous offre une amitié que nous ne pouvions espérer. Et, grâce à Lui, la vie des hommes a pris un tout autre sens.

Père Gabriel