Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Pauvreté : Le trésor

 

 La vocation  de Thérèse est le fruit d’une recherche profonde

Je me suis dis : le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables. Je puis donc aspirer à la sainteté malgré ma petitesse

1 Thérèse : ses désirs et sa pauvreté

Thérèse est au couvent : Elle a réalisé son désir le plus cher : Être toute à Jésus.
Elle est donc : Carmélite, Epouse du Christ, Mère des âmes «

C’est 3 privilèges, dit Thérèse, sont bien ma vocation.

 Cependant je sens en moi d’autres appels :

Je me sens la vocation de guerrier, de prêtre, d’apôtre, de docteur, de martyre.
Je sens en moi le courage d’un croisé, d’un zouave pontifical
Je voudrai mourir sur un champ de bataille pour la défense de l’Eglise

Puis elle revient à la réalité :

Jésus comment allier ces contradictions ? Comment réaliser les désirs de ma pauvre âme ?

Et Thérèse reprend :

Malgré ma petitesse :

Je voudrais éclairer les âmes comme prophète et docteur
Je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom
Je voudrais annoncer l’évangile dans les 5 parties du monde, être missionnaire depuis la création du monde
Je voudrais verser mon sang jusqu’à la dernière goutte
O mon Jésus, à toutes ces folies que vas-tu répondre ?
Y-a-t-il une âme plus impuissante que la mienne ?

Donc vous voyez Thérèse est tiraillée entre ses désirs et sa pauvreté. Tous ces désirs, Thérèse les a écrits, à la suite d’une retraite, (dans son manuscrit B) à sa sœur Marie.

Marie est édifiée, ces désirs sont la preuve d’un grand amour pour Jésus; mais elle est triste. Elle n’a pas le désir du martyr. Elle n’aime donc pas Jésus autant que Thérèse. Elle le lui écrit

 Thérèse lui répond dans la lettre du 17 septembre 1896 :

2 La pauvreté spirituelle, ce qui plait à Dieu.

« Ah je sens bien que ce n’est pas cela qui plait au Bon Dieu dans mon âme. Ce qui lui plait, c’est de me voir aimé ma petitesse et ma pauvreté. C’est l’Espérance aveugle que j’ai en sa Miséricorde. VOILA MON SEUL TRESOR marraine chérie. Pourquoi ce trésor ne serait-il pas le vôtre ? 

« O ma Sœur chérie, je vous en prie, comprenez votre fille, comprenez que pour aimer Jésus, être sa victime d’amour, plus on est faible, sans désirs, ni vertus, plus on est propre aux opérations de cet Amour consumant et transformant… 

… Consentir à rester pauvre et sans force et voilà le difficile car le véritable pauvre d’esprit, où le trouver ?

Je laisse au père Marie Eugène le soin de conclure et synthétiser ce passage : « Le secret de Thérèse ne diffère pas de celui de st Jean de la Croix, à savoir : Cet amour de la petitesse et de la pauvreté s’unissant en l’Espérance aveugle en la Miséricorde divine.

« Pour Thérèse, Confiance et Pauvreté deviennent des vertus de base, des dispositions foncières qui règlent tous les mouvements et attitudes de l’âme. Elles créent et deviennent à elles seules une spiritualité complète. Elles constituent une voie pour aller au Bon Dieu »

Et C’est la découverte de la Petite voie