Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Mon Amitié pour Thérèse et ma déférence pour le Père Marie Eugène

Témoignage d’Henri


Thérèse est devenue mon amie au fil des années

Thérèse de Lisieux

A 18 ans, j’ai découvert un livre dans la bibliothèque de ma grand-mère sur l’enseignement de Thérèse. Pendant plusieurs années, j’ai fait des exercices pratiques : M’abandonner à la providence, accepter ma pauvreté et mon péché, vivre comme un enfant dans la confiance et dans la miséricorde. Ces exercices quotidiens et simples ont fondé ma vie spirituelle

Puis j’ai oublié Thérèse.

Une quinzaine d’année plus tard, j’ai rencontré la Communauté Emmanuel et beaucoup de personnes connaissaient Thérèse et en parlaient. J’ai tout à coup réalisé : « Mais je la connais depuis longtemps, cette religieuse de Lisieux ! »

Professionnellement, j’ai été amené à travailler à la Fondation d’Auteuil où elle était la protectrice des jeunes; Nous parlions d’elle très souvent… Elle faisait presque partie du personnel !

Par la lecture des livres de Mgr Gaucher, du père Sion,… j’ai appris à mieux la connaître ;

En 1997, Thérèse a été proclamée docteur de l’Eglise à Rome; j’y étais !

Ainsi, en étant docteur de l’Eglise, la doctrine de Thérèse est juste et imitable par tous

 Sous l’éclairage de la doctrine de Thérèse.

J’ai structuré toute ma vie spirituelle sous la doctrine de Thérèse à l’aide de trois points :

  1. Aimer ma pauvreté et rester petit.
  2. Espérer aveuglément dans l’amour et la miséricorde de Jésus pour moi.
  3. Pratiquer la charité

Faisons un ZOOM sur “Aimer ma pauvreté et rester petit”

Ce point essentiel nous a été transmis dans un échange entre Thérèse et sa soeur (de sang et maraine) Marie du Sacré Coeur, en 1896.

Marie demande à Thérèse de lui donner des souvenirs de sa retraite. Thérèse lui répond assez longuement, le 8 septembre ( manuscrits B), et lui raconte ses grands désirs :

  • Je me sens la vocation de Guerrier, de Prêtre, d’Apôtre, de Docteur, de Martyr…
  • Je sens en mon âme le courage d’un Croisé, d’un Zouave pontifical …
  • Je voudrais éclairer les âmes comme les Prophètes et les Docteurs…
  • Je voudrais verser mon sang pour Toi jusqu’à la dernière goutte…

A la lecture de cette lettre, Marie est triste parce qu’elle n’a pas tous ces désirs enflammés et donc elle aime moins Jésus que Thérèse.

Et Thérèse lui répond dans la lettre du 16 septembre 1896

“Ah ! je sens bien que ce n’est pas cela du tout (mes désirs) qui plaît au Bon Dieu dans ma âme, ce qui lui plaît c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde…”

Et plus loin… “ Consentir à rester pauvre et sans force et voilà le difficile car Le véritable pauvre d’esprit, où le trouver? Bien loin dans la bassesse, dans le néant…”

 Aimons notre petitesse, aimons à ne rien sentir, alors nous serons pauvre d’esprit et Jésus viendra nous chercher, si loin que nous soyons, et nous tranformera en flamme d’amour”

 J’ai eu peur !

 J’ai misé toute ma vie sur ces quelques phrases de Thérèse et, à un moment j’ai eu peur!

Réfléchissons : Thérèse, morte à 24 ans dont 9 ans passés au Carmel à prier, à faire du ménage et à soigner des soeurs malades…elle se compare à un petit oiseau qui croit que le soleil brille derrière de sombres nuages… Ce n’est pas très sérieux ! et à un moment, j’ai eu peur !

L’intervention du Père Marie-Eugène


Dans “je veux voir Dieu”, le père Marie-Eugène  reprend cet exemple du petit oiseau de Thérèse et en montre toute la force théologique de la foi et de l’espérance.

De plus, dans le chapitre 4 de la 5ème partie sur “la conduite de l’âme”, il expose la doctrine de Thérèse et montre comment elle est la fille spirituelle de saint Jean de la Croix, avec de profondes affinités entre eux.

Il décrit combien Thérèse et saint Jean de la Croix ont une pensée proche l’un de l’autre.

 

Et de conclure : “Confiance et Pauvreté ne sont pas seulement des vertus que l’on doit pratiquer à certaines heures, elles deviennent des vertus de base, des dispositions foncières qui règlent tous les mouvements et attitudes de l’âme.

Elles deviennent à elles seules une spiritualité complète. Elles constituent une voie pour aller au bon Dieu.”

Et voilà, c’est la petite voie de l’Enfance spirituelle.

  Maintenant, je suis pleinement dans la paix

 Le Père Marie Eugène, maître spirituel, a bien situé Thérèse dans les grands saints du Carmel.

Ma pauvreté ne fera que grandir avec les années qui passent…

Ce chapitre 4 et ces pages de “Je veux voir Dieu” constitueront toujours mon livre de chevet.

Prenez le Père Marie Eugène comme père spirituel, il vous conduira à la vie éternelle.

Henri
dimanche 25 mars 2018

Christine et Henri Coirier