Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

La pécheresse chez Simon

Méditation de l’évangile du jeudi 19 septembre

La pécheresse, dans sa rencontre avec Jésus, découvre la tendresse de Dieu et se livre à un nouvel Amour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7, 36-50.


En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. 
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum.
Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »
Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante.
Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? »
Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.
Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.
Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »
Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »
Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

Méditation de l’évangile du jeudi 19 septembre

Jésus nous apporte la grande Espérance du pardon des péchés. Nous ne sommes pas enfermés dans nos erreurs. Il suffit d’aimer.

La pécheresse, dans sa rencontre avec Jésus, découvre la tendresse de Dieu et se livre à un nouvel Amour.

L’attitude de Simon ne peut que la perdre, car, elle le sent bien, il la méprise. L’attitude de Jésus, au contraire, la sauve, car Il la respecte jusque dans sa misère.  Aussi, les gestes de cette femme ne sont plus ceux d’une prostituée, mais ceux de la maîtresse de maison qui accueille son hôte, après un long voyage.

Jésus l’a transformée, sans paroles, rien que par Son attitude d’accueil à son égard.

« S’étant tourné vers la femme, Jésus dit à Simon : 
Tu vois cette femme ?  Je suis entré dans ta maison :  tu ne m’as pas offert d’eau pour mes pieds ; mais celle-ci, elle a longuement arrosé de ses larmes mes pieds et les a essuyés de ses cheveux.
Tu ne m’as pas accueilli par un baiser ; mais celle-ci, depuis que je suis entré, elle n’a pas cessé de baiser mes pieds.Tu n’as pas oint d’huile ma tête ; mais celle-ci, elle a oint d’huile parfumée mes pieds. C’est pourquoi,  Je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont pardonnés, parce qu’elle a aimé beaucoup. Mais celui auquel on pardonne peu, aime peu !

A elle,Il dit : “Tes péchés sont pardonnés ”

Oui, chez Simon, la pécheresse a manifesté une étonnante liberté d’esprit dans la foi. Il lui a fallu braver l’opinion “des gens biens”. Elle, la pécheresse, a osé venir chez Simon le Pharisien, qui la méprise et elle le sait.

« Si cet homme était prophète,  il saurait qui est et quelle est la femme qui le touche, vu que c’est une pécheresse »

Sa démarche courageuse lui vaut un pardon total. Jésus provoque toujours notre liberté, et la foi reste la plus audacieuse des libertés.

« Or, Jésus dit à la femme : Va en paix ».

Souvenons-nous qu’en toutes circonstances il nous suffit de répondre à son amour, qu’il nous suffit d’aimer !

Père Gabriel