Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Aimer ses ennemis

Méditation de l’évangile du dimanche 24 février

Ce qui est à la base de l’acte gratuit du chrétien, c’est la qualité d’être qu’il acquiert et qu’il développe dans le monde, en agissant à la manière de Dieu…

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,27-38.

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Méditation de l’évangile du dimanche 24 février

Jésus nous engage sur une voie totalement nouvelle où comme Dieu qui est Père, nous devons aimer même nos ennemis.

« Mais pour vous qui m’écoutez, je vous dis : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient »

Cela ne ressemble guère à notre société où il s’agit de réduire nos ennemis, de leur imposer nos idées, sinon de les liquider physiquement ou moralement.

La dialectique, comme un mouvement inéluctable, exaspère les conflits jusqu’au point de rupture dans la violence. Mais cette spirale de violence ne peut qu’exister dans une société où les hommes se regardent comme des ennemis haïssables, 
de part et d’autre.

Là encore, Jésus nous redonne espoir : il suffit d’aimer.

« Et Moi je vous dis : aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car Il fait lever son soleil sur les méchants et les bons et fait pleuvoir sur les justes et les injustes. »

C’est la manière d’agir même de Dieu.

Ce qui est à la base de l’acte gratuit du chrétien n’est pas la récompense, même du ciel, mais la qualité d’être qu’il acquiert et qu’il développe dans le monde, en agissant à la manière de Dieu…

« Et vous serez les fils du Très-Haut parce qu’Il est bon pour les méchants et les ingrats ».

La récompense n’est pas exclue, mais elle n’existe que parce que nous entrons dans la famille de Dieu, que nous en devenons les fils et que nous en prenons la manière de faire…

« Et votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut »

Chaque chrétien devient « comme Dieu » et installe dans le monde cette manière divine d’agir.

Père Gabriel