Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Le bon Pasteur : l’abandon de Jésus dans la main du Père

Méditation de l’évangile du dimanche 22 avril

Et grâce à Jésus, tous les humains savent qu’ils peuvent accepter leur destin d’hommes mortels, sûrs qu’ils sont que Dieu les ressuscitera comme Il l’a déjà fait pour son Bien-Aimé.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,11-18.

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. 
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. 
Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. 
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, 
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. 
J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. 
Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. 
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner,  j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Méditation de l’évangile du dimanche 22 avril

Le Père aime Jésus à cause de cette générosité immense qui lui fait tout donner, jusqu’à sa vie même, pour ses brebis. Le Père aime ce don total qui rappelle si fort Trois Divines Personnes, livrées l’une à l’autre, sans merci, dans le feu de l’Esprit d’Amour.

Fils Bien-Aimé du Père, Il accepte, en tant que “Fils de l’Homme”, la condition humaine telle qu’elle est, telle que Dieu l’a voulue dans son amour, sans escamoter ni la souffrance ni la mort, lot de tous les humains. Il ne trichera donc pas. Son sacrifice, c’est avant tout son abandon.

“Père, Je remets mon âme entre tes mains”.

Voilà sa vie offerte pour la reprendre de nouveau, car Il sait que sa confiance ne sera pas trompée et que, le troisième jour, Il ressuscitera. Tel est le commandement qu’Il a reçu de son Père.

Et grâce à Lui, tous les humains savent qu’ils peuvent, désormais, accepter leur destin d’hommes mortels. Ils peuvent même l’offrir au Père, chaque jour ou chaque semaine dans le sacrifice de la messe, en union avec ce geste fou de confiance et d’abandon du Seigneur, sûrs qu’ils sont qu’Il les les ressuscitera comme Il l’a déjà fait pour son Bien-Aimé.

Car, à travers les paroles du Fils, nous découvrons l’immense amour que Dieu nous porte. Nous sommes siens, nous sommes sa propriété : “Le Bon Pasteur offre sa vie pour ses brebis…” les siennes à Lui.

Et, comparant les faits et gestes du mauvais berger à ceux du Bon Pasteur, Il dira : “Celui qui est mercenaire et non pas pasteur, auquel les brebis n’appartiennent pas en propre, voit venir le loup, et laisse les brebis et prend la fuite… et le loup les ravit et les disperse, parce qu’il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis”

Nous sommes son bien, Il nous tient solidement en main, nous sommes devenus son souci et son amour.

Père Gabriel