Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Le Fils de l’homme doit souffrir

Méditation de l’évangile du samedi 28 septembre

Pour rentrer dans ce mystère de Jésus, nous devons méditer et méditer encore ces paroles de Jésus :« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup… » Il fut le seul à porter le mystère de la souffrance, ses apôtres ne peuvent le comprendre. Il y a une logique divine de la souffrance ; pour le Christ, elle aboutit à la Résurrection.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9, 43b-45.

En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples :
« Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » 
Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

Méditation de l’évangile du samedi  28 septembre

« Tu es le Christ ! » vient de lancer Pierre comme un coup de clairon, annonçant l’assaut et le départ pour l’établissement du Royaume ; et la réponse du Christ tombe froide et incompréhensible : pas de propagande.

« Et Il leur enjoignit de ne rien dire de Lui à personne » Et ce qu’Il annonce c’est la souffrance, rien que de la souffrance et la mort pour Lui.

« Et Il commença à leur enseigner que le Fils de l’homme devait beaucoup souffrir et être rejeté par les anciens, et par les grands prêtres et par les scribes, et être mis à mort et ressusciter après trois jours ».

Souffrance qui est sagesse, sagesse divine !

« Et Il disait ces choses ouvertement. Et Pierre, le prenant à partie, se mit à le réprimander. Mais Lui, s’étant retourné à voyant ses disciples, réprimanda Pierre et lui dit : « Arrière de moi, Satan ! Car tes sentiments ne sont pas ceux de Dieu mais ceux des hommes »

« Tu ne goûtes pas les choses de Dieu »

Souffrance qui rentre si profondément dans son mystère, dans tout le mystère du Christ, que tous ceux qui veulent adhérer à Lui, être soudés à Lui, qui veulent le continuer et emboîter leurs pas dans ses pas, doivent souffrir. Mais comme Lui, en conformité avec la volonté du Père.

« Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. »

Mais la souffrance pour Lui est liée indéfectiblement à la Résurrection :

« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, soit mis à mort et qu’Il ressuscite le troisième jour »

Pour rentrer dans ce mystère de Jésus, nous devons méditer et méditer encore ces paroles de Jésus :

« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup… »

Il fut le seul à porter le mystère de la souffrance, ses apôtres ne peuvent le comprendre. Il y a une logique divine de la souffrance ; pour le Christ, elle aboutit à la Résurrection.

La souffrance prise à bras le corps, la mort empoignée, ” Ma Vie nul ne la prend, c’est Moi que la donne “ renversent le problème même de la souffrance et de la mort et dans la foi nous éclaire sur le tragique de la destinée de l’homme.

D’où ses expressions : 
« Je suis le Chemin, Je suis la Porte, Je suis la Résurrection et la vie. »

Jésus établit donc une connexion solide entre sa mission et sa passion. Sa manière de parler montre de façon aveuglante la relation entre l’une et l’autre. Voici d’ailleurs ce qu’Il affirme :

« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup… Qu’Il soit mis à mort, et qu’Il ressuscite le troisième jour. »

Père Gabriel