Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Les tentations de Jésus

Méditation de l’évangile du dimanche 10 mars

A son exemple, il faut nous en libérer et ses réponses doivent être les nôtres. Face à cette triple tentation, Jésus choisit la liberté. Il choisit la route difficile du détachement face à la richesse et au pouvoir, et celle de la relation filiale face à Dieu, et non celle d’un amour possessif de Dieu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4, 1-13

En ce temps-là,
après son baptême,
Jésus, rempli d’Esprit Saint,
quitta les bords du Jourdain ;
dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert
où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable.
Il ne mangea rien durant ces jours-là,
et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim.
Le diable lui dit alors :
« Si tu es Fils de Dieu,
ordonne à cette pierre de devenir du pain. »
Jésus répondit :
« Il est écrit :
L’homme ne vit pas seulement de pain. »

Alors le diable l’emmena plus haut
et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre.
Il lui dit :
« Je te donnerai tout ce pouvoir
et la gloire de ces royaumes,
car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux.
Toi donc, si tu te prosternes devant moi,
tu auras tout cela. »
Jésus lui répondit :
« Il est écrit :
C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras,
à lui seul tu rendras un culte.
 »

Puis le diable le conduisit à Jérusalem,
il le plaça au sommet du Temple
et lui dit :
« Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ;
car il est écrit :
Il donnera pour toi, à ses anges,
l’ordre de te garder
 ;
et encore :
Ils te porteront sur leurs mains,
de peur que ton pied ne heurte une pierre.
 »
Jésus lui fit cette réponse :
« Il est dit :
Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations,
le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.

Méditation de l’évangile du  selon saint Luc 4, 1-13

Dans la tentation du désert, Jésus nous donne un très bel exemple de liberté. Il s’y affirme libre devant le pouvoir et les biens, libre enfant du Père.

Jésus devant les tentations de Satan, nous montre que l’emprise des biens de la terre, la folie du pouvoir, l’accaparement de Dieu, ne sont pas des situations fatales dans notre monde.

A son exemple, il faut nous en libérer et ses réponses doivent être les nôtres. Face à cette triple tentation, Jésus choisit la liberté. Il choisit la route difficile du détachement face à la richesse et au pouvoir, et celle de la relation filiale face à Dieu, et non celle d’un amour possessif de Dieu.

Il ne transformera pas les pierres en pain. “Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme”.

Il ne règnera pas grâce à la puissance politique ; l’Etat ne devient pas pour Lui, l’idole à laquelle on rend un culte. Car le pouvoir devient vite une idole sanguinaire dès que l’homme se l’approprie. L’ivresse du pouvoir n’est pas un vain mot. Il faut savoir que le pouvoir n’est qu’un service et ne pas l’adorer. “C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras et c’est à Lui seul que tu rendras un culte !”

L’Etat exige trop de majuscules, c’est une bouffée d’air frais que cette résistance à tous ceux qui nous oppriment et nous dégradent.

Dieu est un Père que l’on traite avec un respect filial et non un être dont on exploite la faiblesse au gré de nos caprices : “Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu”

Un disciple de Jésus, un chrétien se doit de ne rien accaparer : ni biens, ni pouvoir, ni Dieu !

Père Gabriel