Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Présentation de Jésus au temple : La prophétesse Anne

Méditation de l’évangile du samedi 2 février

Le vieillard s’écria : ” Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël”.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-40.


Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage,
demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui

Méditation de l’évangile du samedi 2 février

En relisant l’événement de la Présentation au Temple, nous avons l’impression d’entrer dans un pays nouveau, dans le monde surnaturel ; Loin de notre monde rationaliste.

Toute cette magnifique page sur Siméon, ne reste compréhensible que pour celui qui pénètre dans la sphère du Rosaire. Là, l’action de l’Esprit-Saint est un fait courant de notre pays surnaturel.

“Et l’Esprit-Saint reposait sur lui…” 
“Et il lui avait été révélé par l’Esprit-Saint qu’il ne verrait pas la mort avant qu’il n’eût vu le Christ Seigneur…” 
“Et il vint au Temple, conduit par l’Esprit”

Siméon, l’homme habité par l’Esprit… la largeur même de l’horizon divin !…Il se réjouit du salut de tous les peuples, de la Lumière donnée à toutes les Nations. Il en ressent au coeur l’immense honneur fait au peuple d’Israël et la gloire qui rejaillit sur lui.

Et comme elle est belle et profonde cette joie de Siméon, serrant dans ses bras son Sauveur : on sent dans ses paroles toute la fierté d’Israël et la splendeur spirituelle de Celui qu’il attend : ” Lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël.”

Pour Siméon, rien ne compte et rien ne l’intéresse que le salut d’Israël et du monde. Siméon possède l’absolu du Royaume de Dieu. Sa vie est comblée, parce qu’il a vu se réaliser le plan de Dieu. Seule cette richesse initiale et fondamentale l’intéresse.

« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : Lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple. »

Encore une fois cette espérance révélée par l’Esprit-Saint à Siméon ne se rétrécit pas à son petit univers, mais revêt l’ampleur de la Tendresse Divine. N’est-ce pas là la première invitation lancée par Dieu à tous les hommes de venir participer aux Noces de son Fils Bien-Aimé !