Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Résurrection de Lazare

Méditation de l’Evangile du lundi 29 juillet

Très consciemment, Jésus attend deux jours avant d’aller chez Lazare. Son amour Lui dicte une manière d’agir qui nous déconcerte. Pour Lui, maladie et mort ne semblent pas le mal absolu… Non, elle est le lot de l’homme, créature fragile et mortelle, mais dans le plan de l’Amour conçu par le Père, “elle est pour la gloire de Dieu”.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11,19-27.


En ce temps-là, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

Méditation de l’évangile du lundi 29 juillet

“Les deux soeurs envoyèrent donc auprès de Jésus un messager pour Lui faire dire : Seigneur, voici : celui que Tu aimes est malade. Ayant entendu cela, Jésus dit : cette maladie ne va pas à la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu en soit glorifié. Or, Jésus aimait Marthe et sa soeur et Lazare. Lors donc qu’Il eut appris qu’Il était malade, Il resta au lieu où Il était, deux jours encore”

“Or, Jésus aimait Marthe et sa soeur et Lazare”.

Nous, nous aurions pensé qu’Il allait courir chez son ami. Pas du tout. Très consciemment, Il reste là deux jours. Son amour Lui dicte une manière d’agir qui nous déconcerte. Pour Lui, maladie et mort ne semblent pas le mal absolu. Jésus n’épouse pas la pensée de ses contemporains pour qui la maladie est la punition du péché. Non, elle est le lot de l’homme, créature fragile et mortelle, mais dans le plan de l’Amour conçu par le Père, “elle est pour la gloire de Dieu”.

Son amour dépasse le risque d’une création imparfaite où le mal et la maladie existent, mais où la venue du Fils de l’homme les prend en compte pour la Vie Eternelle.

Jésus a la même réaction devant le paralytique de Capharnaüm, à qui Il remet les péchés avant de le guérir; devant l’aveugle-né, lorsqu’Il affirme aux siens que ni Lui ni les siens n’ont péché; devant le paralytique de la piscine de Bézatha à qui, après sa guérison, Il dit : “Ne veuille plus pécher de peur qu’il ne t’arrive pire que ta maladie”.

Pour Lui, le grand mal reste le péché qui nous ferme l’entrée dans le Royaume.

Père Gabriel