Méditation de l’Évangile du vendredi 25 octobre
Jésus invite les pharisiens, avec ironie, à être attentifs aux signes de Dieu dans les événements qui parlent de lui, tout autant que le ciel rouge leur annonce la tempête ou le beau temps.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,54-59.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive.
Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive.
Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?
Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?
Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison.
Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »
Méditation du vendredi 25 octobre
Nous ne croyons pas au miracle, mais nous voulons voir, disent les pharisiens, et nous après eux, donne-nous un signe.
Jésus distingue très bien les deux domaines de la science et de la foi quand Il nous dit :
“Le soir venu, vous dites : “Beau temps ! car le ciel est rouge”, et le matin “De l’orage aujourd’hui ! car le ciel est rouge et menaçant…“Vous savez discerner l’aspect du ciel, mais vous ne le pouvez pour les signes des temps !”
Vous savez discerner l’aspect du ciel, mais vous ne le pouvez pour les signes du temps de Dieu ! Car la science observe les réalités terrestres et leurs lois, mais elle ne peut atteindre les lois du Royaume réservées à la foi et à l’amour… un tout autre domaine.
Jésus invite les pharisiens, avec ironie, à être attentifs aux signes de Dieu dans les événements qui parlent de lui, tout autant que le ciel rouge leur annonce la tempête ou le beau temps.
Et dans le texte de Luc : “Et pourquoi de vous-mêmes ne jugez-vous pas ce qu’il serait juste de faire ?”
Il renvoie ses auditeurs à leurs propres responsabilités et leur demande de savoir juger par eux-mêmes, sans s’en remettre toujours au jugement des scribes et des pharisiens aveuglés.
Père Gabriel