Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Je suis venu jeter un feu sur la terre

Méditation de l’évangile du lundi 13 juillet

L’ami du Seigneur, aujourd’hui, dans le calme, doit savoir lutter contre les idées reçues pour rester, lui, fidèle. Puisse-t-il le faire avec humour, au coeur du drame qu’il vivra au milieu des siens. Avec le Christ, les chemins de la liberté deviennent les chemins de la contradiction, car on n’est pas forcément d’accord avec les siens si on suit Jésus et si l’on met en pratique ses paroles.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10, 34-11,1

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Ne pensez pas que je sois venu
apporter la paix sur la terre :
je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
Oui, je suis venu séparer
l’homme de son père,
la fille de sa mère,
la belle-fille de sa belle-mère :
    on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la trouvera.
Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
Lorsque Jésus eut terminé les instructions
qu’il donnait à ses douze disciples,
il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
dans les villes du pays

Méditation de l’Evangile du lundi 13 juillet

Jésus n’est pas venu apporter la paix et la tranquillité, mais la lutte. Tous ceux qui se donneront à Lui devront lutter sans trêve et sans merci contre eux-mêmes et contre les mentalités régnantes.

“Je suis venu jeter un feu sur la terre ; et combien Je voudrais qu’il fût déjà allumé !…Mais Je dois recevoir un baptême ; et combien Je suis angoissé jusqu’à ce qu’il soit accompli !…

Et Jésus nous avertit de ce qui arrive à tout fidèle disciple, au coeur même de sa propre famille.

“Car Je suis venu séparer un homme de son père, et une fille de sa mère, et une belle-fille de sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis ceux de sa maison”

C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. La mentalité des fils et des filles est souvent diamétralement opposée à celle des parents, vis-à-vis de l’amour, vis-à-vis de l’Eglise, vis-à-vis de l’autorité et de la liberté, etc.

Et l’ami du Seigneur, aujourd’hui, dans le calme, doit savoir lutter contre les idées reçues pour rester, lui, fidèle. Puisse-t-il le faire avec humour, au coeur du drame qu’il vivra au milieu des siens.

Avec le Christ, les chemins de la liberté deviennent les chemins de la contradiction, car on n’est pas forcément d’accord avec les siens si on suit Jésus et si l’on met en pratique ses paroles.

Il y a encore une autre lutte que Jésus annonce. Il s’y engage pour nous tracer le chemin, avec toute son énergie ; c’est le baptême où Il sera plongé, baptême de la souffrance et de la mort où Il s’immerge au moment de sa passion. Sa générosité se dévoile bien là. Il est impatient de se donner et d’être baptisé de ce baptême de sang que sera la croix.

Mais sa mort, qui apporte la réponse de la Résurrection, change le monde, le plonge dans la lumière et le feu de Dieu.

Jésus est un enthousiaste, dans le sens propre du mot, et Il brûle d’allumer ce feu dans tous les coeurs.

Il y a des moments dans la vie humaine où la souffrance est comme l’eau envahissante d’une marée inéluctable qui nous recouvre de ses flots.

Jésus a voulu connaître la déréliction de ceux qui perdent un enfant, de ceux qui voient mourir leur femme ou leur époux, de ceux qui voient ruiner leur réputation, s’effondrer leur équilibre matériel ou psychique.

C’est le sens de cette “agonie” où Il se trouve plongé à Gethsémani, et qui signifie “combat”. A ces moments, nous saurons que Jésus, et Lui seul, comprend nos détresses, et que c’est vers cet Emmanuel “Dieu avec nous” qu’il faut aller.

Seul Dieu, venu nous visiter dans le Fils de l’homme, l’Emmanuel, peut rendre crédible notre vocation à la vie éternelle, à travers la propre vie fragile et mortelle de son Fils Bien-Aimé, Jésus.

Oui, sa venue allume chez tous les hommes le feu de l’amour divin. La paille si ténue de l’homme s’embrase grâce à Lui du feu inextinguible du Buisson ardent.

Père Gabriel