Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Servir Dieu ou l’argent

Méditation de l’évangile du samedi 7 novembre

Jésus le sait et nous le dit : Le cœur humain ne peut s’attacher qu’à un seul maître. Si l’argent devient notre maître, il chassera Dieu de notre cœur. Jésus le contrôlera par une expérience personnelle, combien cruelle : la trahison d’un ami, pour de l’argent !

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16, 9-15

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Moi, je vous le dis :
Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,
afin que, le jour où il ne sera plus là,
ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose
est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose
est malhonnête aussi dans une grande.
Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,
qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,
ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens,
eux qui aimaient l’argent,
tournaient Jésus en dérision.
Il leur dit alors :
« Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes
aux yeux des gens,
mais Dieu connaît vos cœurs ;
en effet, ce qui est prestigieux pour les gens
est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

Méditation de l’évangile du samedi 7 novembre

Les chemins de liberté chrétienne passent par le mépris de l’argent. La liberté de l’homme, c’est justement de ne pas se donner de maître en dehors de Dieu.

« Personne ne peut servir deux maîtres. En effet, ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un, et ne fera pas de cas de l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent »

Or, si aujourd’hui on ne fait plus aucun cas de Dieu, c’est que notre maître, aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est, c’est l’argent. Des deux côtés, nous en sommes arrivés à une définition matérialiste du sens de l’homme : un homme ne vaut que le poids de son salaire, en dollars ou en roubles.

Jésus connaît l’unité du cœur humain pris par une passion, par un seul maître. Le cœur humain se donne entièrement. N’est-ce pas une des causes profondes de l’apostasie actuelle : on sert l’argent et l’on méprise Dieu.

Jésus le sait et nous le dit : Le cœur humain ne peut s’attacher qu’à un seul maître. Si l’argent devient notre maître, il chassera Dieu de notre cœur. Jésus le contrôlera par une expérience personnelle, combien cruelle : la trahison d’un ami, pour de l’argent !

Méditation d’hier du gérant infidèle non publiée par erreur

“Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.

Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”
Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”

Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.” 

La parabole de l’économe infidèle n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre. Jésus nous invite, non pas à imiter la malhonnêteté de cet intendant, mais à être aussi intelligent que lui dans la recherche des biens spirituels..

Le nom que Jésus donne à l’argent, “Mammon”, c’est le nom du Dieu syrien de l’argent, nom méprisant d’une idole pour un juif, et de l’adjectif qu’il lui accole, “Mammon d’iniquité”, souligne que l’argent nous entraîne à commettre bien des iniquités. Et combien cette définition de l’argent correspond à la réalité lorsque l’on voit tant d’hommes possédés par l’argent, et prêt à toutes les bassesses pour se le procurer.

Et plus loin Jésus nous demande d’être fidèle dans les petites choses, et en particulier de bien nous servir de ” l’injuste argent”, afin que les biens éternels nous soient confiés.

” Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? .”

L’histoire de l’économe infidèle nous provoque, car les filous savent se servir des biens de la terre, à leur avantage.
Alors pourquoi ne les ferions nous pas fructifier encore davantage, en vue du Royaume et pour une utilisation encoure plus fraternelle ?

Même l’argent à qui Jésus ajoute l’épithète d’injuste ” l’injuste argent ” peut donc, dans un choix judicieux, devenir moyen pour nous orienter vers le royaume.

Notre liberté nous permet d’employer l’argent intelligemment selon les lumières de la foi , et non pas seulement à notre profit personnel.

Et Moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec l’argent injuste.

Père Gabriel