Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Simon, Fils de Jean, m’aimes-tu ?

Méditation de l’évangile du samedi 29 juin – fête de saint Pierre et saint Paul

« Jésus lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut contristé … Seigneur, Tu connais toutes choses, Tu sais bien que je t’aime ! » Jésus offre ainsi son amitié à Pierre, efface le triple reniement et provoque sa triple profession de foi, de plus en plus véhémente, pour l’établir de nouveau le pasteur universel.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,15-19.

Jésus se manifesta à ses disciples au bord du lac.
Après le repas, il dit à Simon-Pierre :
« Simon, fils de Jean,
m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
Pierre fut peiné
parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :
« M’aimes-tu ? »
Il lui répond :
« Seigneur, toi, tu sais tout :
tu sais bien que je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis :
quand tu étais jeune,
tu mettais ta ceinture toi-même
pour aller là où tu voulais ;
quand tu seras vieux,
tu étendras les mains,
et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,
pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort
Pierre rendrait gloire à Dieu.
Sur ces mots, il lui dit :
« Suis-moi.»

 

                   Saint Pierre et Saint Paul - El Greco - Musée de l'Hermitage

Méditation de l’évangile du samedi 29 juin – saint Pierre et saint Paul

Après le déjeuner au bord du lac de Tibériade où Jésus a préparé Lui-même le poisson grillé et le pain pour le soir, se place le dialogue entre Pierre et son Seigneur.

« Simon, Fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? Pierre lui dit : oui Seigneur, Tu sais bien que je T’aime ! Jésus dit : Paix mes agneaux. »

« Il lui redit une seconde fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il Lui dit : oui Seigneur, Tu sais bien que je t’aime ! Il lui dit : sois le pasteur de mes brebis. »

« Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut contristé … Seigneur, Tu connais toutes choses, Tu sais bien que je t’aime ! »

Jésus offre ainsi son amitié à Pierre, efface le triple reniement et provoque sa triple profession de foi, de plus en plus véhémente, pour l’établir de nouveau le pasteur universel.

Dans cet entretien pathétique, tout est suggéré plutôt qu’exprimé. Les douloureux événements d’un passé encore tout proche sont laissés dans la pénombre. Pas de reproche direct. Ce sont des questions délicates, des allusions discrètes, des petites phrases chargées de sens qui font explosion dans l’âme sans la blesser.

Quel art vraiment divin de pénétrer dans les cœurs pour en manier les secrets ressorts ! Quelle grâce séduisante et aussi quelle fermeté !

En méditant cette scène évangélique, on se sent enveloppé soi-même par le charme de Jésus et l’on comprend que les hommes qu’Il a ainsi réprimandés l’aient aimé jusqu’à mourir pour Lui.

Père Gabriel