Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

La vocation de Lévi

Méditation de l’évangile du samedi 9 mars

Au moment de l’appel de Lévi, Jésus répond aux pharisiens qui lui reprochent ses relations avec les publicains et les pécheurs publics ; Il affirme à tous sa vraie mission : c’est pour ces gens-là, ces gens méprisés qu’Il est venu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7, 27-32

En ce temps-là,
Jésus sortit et remarqua un publicain
(c’est-à-dire un collecteur d’impôts)
du nom de Lévi
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
Abandonnant tout,
l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ;
il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens
attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient
en disant à ses disciples :
« Pourquoi mangez-vous et buvez-vous
avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus leur répondit :
« Ce ne sont pas les gens en bonne santé
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes
mais des pécheurs,
pour qu’ils se convertissent. »

 

Méditation de l’évangile du samedi 9 mars 

Peu après le choix de Pierre et d’André, de Jacques et de Jean, des pêcheurs du lac, Jésus choisira un publicain, un percepteur dirions-nous, pour faire partie du groupe de ses disciples. Un homme mûr, qui avait un métier et à qui, sous le couvert d’un impératif, Il offre un choix définitif.

“Et Il considéra un publicain nommé Lévi, assis au bureau de la douane et Il lui dit : Suis-moi ! Et laissant tout en se levant, il le suivait” : “Suis-moi !”

Un de ces impératifs qui, tout en respectant la liberté, nous entraîne hors des voies communes ! J’imagine que l’intonation, le regard de Jésus permettaient à ce “verbe” de dire tant de choses intraduisibles, mais qui permirent à cette parole de transformer Lévi.  Car c’est une parole vivante et agissante que ce “verbe”.

Au moment de l’appel de Lévi, Jésus donne sa réponse aux pharisiens qui lui reprochent ses relations avec les publicains et les pécheurs publics ; Il affirme à tous sa vraie mission : c’est pour ces gens-là, ces gens méprisés qu’Il est venu.

“Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs à la pénitence”

Et il n’y a pas de la part de Jésus, dans cet appel à la pénitence, la nuance de rachat, de réhabilitation que nous y mettons. “Appeler à la pénitence” (dit le texte grec de Luc) signifie dans la bouche de Jésus : “changer de mentalité”, se tourner vers le Royaume de Dieu et abandonner nos manières toutes terrestres de penser

Jésus sait que les publicains en sont loin, mais, eux, acceptent de se “convertir”, de se tourner vers d’autres centres d’intérêts que l’argent et le plaisir sous toutes se formes.

On sent bien là, dans cette réponse, toute la présence d’esprit et la finesse du Seigneur. Sa sagesse est calme, parfois pleine d’humour, jamais acidulée.

Père Gabriel