Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Allez vers les plus démunis

 Méditation de l’Evangile du jeudi 9 juillet

Les siens, ses disciples, les chrétiens d’aujourd’hui,  sont appelés à se pencher sur tous les blessés de la vie et c’est à eux, malades du corps ou de l’esprit, qu’ils vont annoncer la Bonne Nouvelle : le Règne des Cieux est proche !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10, 7-15

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre
à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route,
ni tunique de rechange,
ni sandales, ni bâton.
L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez,
informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir,
et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison,
saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne,
que votre paix vienne sur elle.
Si elle n’en est pas digne,
que votre paix retourne vers vous.
Si l’on ne vous accueille pas
et si l’on n’écoute pas vos paroles,
sortez de cette maison ou de cette ville,
et secouez la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome et de Gomorrhe
sera traité moins sévèrement que cette ville. »

 

 

 

 

 

Méditation de l’Evangile du jeudi 9 juillet

“Ayant convoqué les Douze, Il leur donna puissance et autorité sur tous les démons et pouvoir de guérir les maladies. Et Il les envoya prêcher le Règne de Dieu et opérer des guérisons”

C’est vers les malades, les possédés, gens de rien, négligés ou méprisés, qu’Il envoie les siens. Les malades, les possédés entrent de plain-pied dans le Royaume de Dieu. Leurs souffrances les prédisposent à en comprendre le sens profond et à le vivre. C’est d’ailleurs ce que Lui-même réalisait.

“Et Jésus parcourait toutes les villes et tous les bourgs, en enseignant dans leurs synagogues et prêchant l’Evangile du Règne et guérissant toute maladie et toute infirmité. Or, voyant la foule, Il eut pitié d’eux parce qu’ils étaient fatigués et couchés à terre comme des brebis qui n’ont pas de berger”

Il a ressenti, mieux que nul autre, la misère des pauvres et des petits. Jésus annonce la Bonne Nouvelle, enseigne, guérit afin de mettre l’homme en face de sa propre dignité et lui permettre de vivre intensément.

Il ne recherche pas les élites, mais s’adresse aux plus pauvres, aux plus abandonnés, à la foule victime des idéologies et des slogans, pour lui dire que, dans son Royaume, tous ont leur place. Enfin ils existent, Dieu les aime tels qu’ils sont et les invite au banquet de son Fils.

D’ailleurs, Il donne comme conseils à ses apôtres : “Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Et sur votre route annoncez bien haut : le Règne des Cieux est proche ! Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratis, donnez gratis”.

Les siens sont appelés à  se pencher sur tous les blessés de la vie et c’est à eux, malades du corps ou de l’esprit, qu’ils vont annoncer la Bonne Nouvelle : le Règne des Cieux est proche !

Et pourtant, même si Jésus annonce le Royaume, étale devant nous la tendresse paternelle du Père en guérissant, prie pour qu’il y ait beaucoup d’ouvriers, l’homme reste libre de dire oui ou non à ce message.

“Et entrant dans la maison, saluez-la, et si la maison en est digne, que votre paix aille sur elle ! Mais si elle n’est pas digne, que votre paix revienne sur vous !”

Jésus respecte toujours l’homme et sa liberté. C’est l’homme qui s’engage pour ou contre le Royaume, ou bien y reste indifférent.

“Et si l’on refuse de vous recevoir et d’écouter vos paroles, en sortant de cette maison secouez la poussière de vos pieds”  En clair, laissez-les à leur responsabilité, même s’ils ont tort.

Père Gabriel