Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

La guérison d’un lépreux : La tendresse de Dieu

Méditation de l’Evangile du mercredi 13 novembre

Jésus perçoit la détresse de cet homme, chassé de son village et son cœur commande à sa main pour lui témoigner amitié et sympathie et le guérir. Cette main fait encore plus, pour lui rendre courage, que l’impératif de tendresse qui le purifie : “Et étendant la main, Il le toucha disant : Je le veux, sois purifié ! Et aussitôt la lèpre le quitta.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17, 11-19


En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »
 

Méditation de l’Evangile du mercredi 13 novembre

“Or, pendant qu’Il était dans une ville voici qu’il survint un homme rempli de lèpre. Et ayant aperçu Jésus et s’étant jeté face contre terre, il le supplia, disant :Seigneur ! Si tu veux, tu peux me rendre pur ! Et étendant la main, Il le toucha, disant : Je le veux, sois purifié ! Et aussitôt la lèpre le quitta”

Même si du temps de Jésus on ne connaissait guère les lois de la contagion, les lépreux étaient tenus sévèrement à distance, tant on craignait d’attraper ce mal incurable. Jésus dépasse les peurs instinctives et les défenses légales pour toucher ce lépreux, le rendre à lui-même et le guérir.

Jésus ne guérit pas comme un magicien. Son action est un acte libre, qui s’adresse à un être libre. Ici, à l’appel de détresse de ce lépreux : “Seigneur si tu veux, tu peux me rendre pur !” répond la parole consciente, respectueuse qui atteint l’homme sans le transformer en objet et en sujet de la Puissance de Dieu. Dieu est bien trop discret pour agir avec désinvolture. Son action est un choix de l’amitié en face de l’homme blessé.

Jésus perçoit la détresse de cet homme, chassé de son village et son cœur commande à sa main pour lui témoigner amitié et sympathie et le guérir. Cette main fait encore plus, pour lui rendre courage, que l’impératif de tendresse qui le purifie : “Et étendant la main, Il le toucha disant : Je le veux, sois purifié ! Et aussitôt la lèpre le quitta.

“Et Il lui recommanda de ne rien dire à personne” . Il prend bien ses précautions en défendant aux miraculés de parler. Mais, secret de polichinelle, Il est encore plus recherché qu’avant et ses clients lui font une réclame monstre :

“Le lépreux, à peine sorti, se mit à parler sans fin et à divulguer sa guérison, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer publiquement dans une ville”.

“Or, sa renommée se répandait de plus en plus. Et les foules nombreuses se réunissaient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais Lui se retirait dans les lieux déserts et priait”

Jésus fuit la popularité et, devant cette masse de gens qui souffrent et qui viennent vers Lui, Il sent un besoin impérieux de se retirer à l’écart et de prier.

Père Gabriel