Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

L’heure est incertaine : Veillez

Méditation de l’évangile du dimanche 18 novembre

Il s’agit bien là du mystère de l’amitié essentielle entre Dieu et l’homme. Et Jésus est au centre du mystère de tout mort. Pensée consolatrice, c’est Lui qui vient chercher tout homme pour l’introduire dans le Royaume et le faire passer à la vie éternelle. 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 13,24-32.


En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ;
les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.
Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire.
Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.
Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.

Méditation de l’évangile du 18 novembre

Jésus a réfléchi au problème de la mort, à l’angoisse de la mort, qui aboutit presque chez tous les hommes à l’oubli volontaire de celle-ci. Il nous rappelle simplement de veiller.

“Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! “

La liberté chrétienne nous entraîne à l’accueil de Dieu et à la patience. Dieu ne se révèle que dans l’attente. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de cette vie spirituelle qui, constamment, nous demande d’être aux aguets pour recevoir l’Ami.

“Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.”

Car il s’agit bien là du mystère de l’amitié essentielle entre Dieu et l’homme. Et Jésus est au centre du mystère de tout mort. Pensée consolatrice, c’est Lui qui vient chercher tout homme pour l’introduire dans le Royaume et le faire passer à la vie éternelle.

Nos vies ne sont pas vides de Dieu. Il suffit de veiller et nous sommes sûrs de rencontrer le maître de maison, ce Fils de l’homme qui nous invite à l’amitié.

“Par conséquent, vous aussi , soyez prêts : car le Fils de l’Homme doit venir à l’heure qui n’est pas celle que vous pensez”.

Cette heure de la rencontre, c’est donc bien l’heure de l’amitié dont nous avons besoin au cours des épreuves et des luttes, et pas seulement au moment de la mort.

“Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.”

D’ailleurs, le passage de Jésus s’entend d’une manière beaucoup plus large que le simple passage de la mort. C’est le passage d’un ami que nous aimons retrouver. Et l’attente de cet ami est marquée par de somptueuses images, images si belles que l’on ose même pas y toucher, tant leur plénitude nous satisfait, tant le charme qui s’en dégage est puissant.

La liberté chrétienne ne s’achète que dans la lutte, la ténacité, l’attention, Jésus nous en avertit.

Père Gabriel