Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Mon Père et Moi nous sommes qu’un

Méditation de l’évangile du mardi 5 mai

Jésus se distingue soigneusement de nous, et affirme encore plus énergiquement sa divinité et son unité avec le Père

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,22-30

On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem.
C’était l’hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple,
sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs firent cercle autour de lui ;
ils lui disaient :
« Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ?
Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit :
« Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas.
Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père,
voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous, vous ne croyez pas,
parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »

Méditation de l’évangile du mardi 5 mai

Mon Père et Moi, nous sommes qu’un.

Cette unité avec le Père qu’Il affirme si tranquillement, ses contemporains le comprennent tellement bien que, devant cette affirmation, ils veulent le lapider.

” Les juifs apportèrent de nouveau des pierres pour le lapider “.

Jésus insiste lourdement en affirmant maintenant que ses miracles, Il les a accomplis en union étroite avec son Père.

“J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ?”

Les juifs lui répondirent :

« Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »

Loin de s’affoler à cette affirmation, Jésus la renforce car, dans sa réponse, Il se distingue soigneusement de nous, et affirme encore plus énergiquement sa divinité et son unité avec le Père.

Car si l’Ecriture dit de tous les hommes : vous êtes des Dieux, à plus forte raison ce titre convient-il à Celui qui fait les oeuvres du Père et qui est son Envoyé.

« N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.

Jésus va donc aller encore plus loin dans l’affirmation de son identité en tant qu’nvoyé du Père et son propres Fils. Il insiste sur cette unité d’action entre Lui et la Père. Les miracles qu’opèrent ses mains témoignent qu’une même vie, une même puissance unissent le Père et son Envoyé.

Et le vieil axiome latin resurgit : ” Opera sequitur esse ” (on agit toujours selon son être). C’est d’ailleurs ce qu’il dit aux juifs. Les miracles de bonté, face à la maladie, face à la mort, face au désordre moral ( car Zachée, la Samaritaine, Lévi, sont ses plus beaux miracles) crient au monde son origine.

” Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père.”

On ne peu être plus clair. D’ailleurs, les juifs, furieux de son blasphème, cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.

Père Gabriel