Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Prendre sa croix et suivre Jésus

Méditation de l’Evangile du mercredi 5 novembre

“Si quelqu’un veut faire route derrière Moi, qu’il se renonce, qu’il se charge de sa croix chaque jour et qu’il me suive !” Jésus ne nous demande pas une mutilation. Il nous demande d’abandonner nos vues propres, notre manière d’être et d’agir, pour nous remplir de Lui et du Message évangélique.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14, 25-33

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus :

Il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.  Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. 


Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? 
Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui  “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” 

Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

 

Méditation de l’Evangile du mercredi 6 novembre

Après que Pierre se soit opposé à Lui devant le mystère de la souffrance et de la croix, Jésus s’adressant à tous renchérit :

“Si quelqu’un veut faire route derrière Moi, qu’il se renonce, qu’il se charge de sa croix chaque jour et qu’il me suive !”

Jésus ne nous demande pas une mutilation. Il nous demande d’abandonner nos vues propres, notre manière d’être et d’agir, pour nous remplir de Lui et du Message évangélique.

“Car celui qui voudra sauver son âme la perdra, mais celui qui perdra son âme à cause de Moi et de l’Évangile, celui-là la sauvera”

Dans Jean, au chapitre 13, 24, Jésus nous renvoie au grain de blé, tombé en terre et qui ne donne du fruit que s’il meurt. Jésus, dans sa sagesse, nous fait réfléchir sur l’excellence que nous donnons. L’âme, n’est-ce pas là notre personnalité humaine, dans ce qu’elle a d’égoïsme essentiel ? L’être contingent, suffisant que nous sommes, s’oppose à l’Être par excellence, et ne veut dépendre que de soi-même.

En face de cette prétention, Jésus nous donne sa réponse filiale de l’Homme-Dieu qui regarde Dieu comme Mère. Il accepte donc, dans une vue réaliste, de regarder les événements de chaque jour comme l’expression de la volonté du Père et de son Amour.

C’est à ce niveau que se place la Croix quotidienne, car nous voudrions bien échapper à ce terrible quotidien, imposé à Jésus lui-même, le Bien-Aimé, par notre condition de créature finie et mortelle. Alors nous serions comme Lui et nous vivrions à notre guise. Mais Jésus nous rappelle le principe de réalité :

“Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se renonce, qu’il se charge de sa croix chaque jour, et qu’il me suive !”

Nous sommes des créatures finies, c’est l’évidence même.

Père Gabriel