Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Le tribut à payer à César

Méditation de l’Evangile du dimanche 18 octobre

La réponse de Jésus désarçonne, tant elle est limpide et inattendue : “Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu”. Et Jésus laisse tout pantois les habiles et les rusés devant la simplicité de sa réponse qui se joue de leur astuce.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22, 15-21

En ce temps-là,
les pharisiens allèrent tenir conseil
pour prendre Jésus au piège
en le faisant parler.
Ils lui envoient leurs disciples,
accompagnés des partisans d’Hérode :
« Maître, lui disent-ils, nous le savons :
tu es toujours vrai
et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ;
tu ne te laisses influencer par personne,
car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens.
Alors, donne-nous ton avis :
Est-il permis, oui ou non,
de payer l’impôt à César, l’empereur ? »
Connaissant leur perversité, Jésus dit :
« Hypocrites !
pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
Montrez-moi la monnaie de l’impôt. »
Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
Il leur dit :
« Cette effigie et cette inscription,
de qui sont-elles ? »
Ils répondirent :
« De César. »
Alors il leur dit :
« Rendez donc à César ce qui est à César,
et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Méditation de l’évangile du dimanche 18 octobre

La question relative au tribut à payer aux romains met en évidence la rouerie des ennemis de Jésus. Pour le perdre, ils d’adjoignent même les hérodiens qu’ils haïssent.

“Et les grands prêtres envoient vers Lui quelques-uns des pharisiens et des hérodiens, pour Le prendre au piège d’une question”

Et lorsque les pharisiens posent cette insidieuse question à Jésus, c’est bien dans l’intention de Le perdre.

“Et s’étant mis en observation, ils envoyèrent des hommes apostés qui se posaient en justes, afin de Le prendre en défaut sur une parole, pour Le livrer au pouvoir et à l’autorité du gouverneur”

A travers une présentation qui pue l’hypocrisie : “Maître, nous savons que tu es sincère…”, ils lui tendent un piège fort habile. Les deux alternatives de leur question doivent amener la perte du Prophète, soit devant le peuple, soit auprès des romains et du gouverneur.

Mais voilà, les petites combines de la ruse s’effondrent devant sa sagesse. La ruse et l’astuce sont compliquées, la sagesse de Jésus est simple, lumière sans détour. Elle reste imprévisible dans ses ripostes si pleines de bon sens, si bien que leur piège ne prend que du vent. Car Jésus, avec une grande liberté d’esprit et de paroles, déjoue leur ruse. Le pouvoir ne l’effraie pas.

“Or, ayant considéré leur fourberie, Il leur dit : Montrez-Moi un denier. De qui a-t-il effigie et inscription ? Ils Lui dirent : de César. Il dit devant eux : Or donc, rendez ce qui est à César, à César  et à Dieu ce qui est à Dieu”.

Et “devant eux” souligne que Jésus s’adresse à la foule et que, par-dessus la tête des hérodiens et des pharisiens, il met les rieurs de son côté.

La réponse de Jésus désarçonne, tant elle est limpide et inattendue :

“Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu”.

Il laisse tout pantois les habiles et les rusés devant la simplicité de sa réponse qui se joue de leur astuce.

Père Gabriel