Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Allez vers les brebis perdues

Méditation de l’évangile du samedi 9 décembre

Allez vers les brebis perdues d’Israël, sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9, 36 – 10, 8)

En ce temps-là,
voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles
parce qu’elles étaient désemparées et abattues
comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.

Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, nommé Pierre ;
André son frère ;
Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélote
et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes
et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route,
proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement. »

James Tissot – Brooklin museeum

 

Méditation de l’évangile du samedi 9 décembre

“Ayant convoqué les Douze, Il leur donna puissance et autorité sur tous les démons et pouvoir de guérir les maladies. Et Il les envoya prêcher le Règne de Dieu et opérer des guérisons”

C’est vers les malades, les possédés, gens de rien, négligés ou méprisés, qu’Il envoie les siens. Les malades, les possédés entrent de plain-pied dans le Royaume de Dieu. Leurs souffrances les prédisposent à en comprendre le sens profond et à le vivre. C’est d’ailleurs ce que Lui-même réalisait.

“Et Jésus parcourait toutes les villes et tous les bourgs, en enseignant dans leurs synagogues et prêchant l’Évangile du Règne et guérissant toute maladie et toute infirmité. Or, voyant la foule, Il eut pitié d’eux parce qu’ils étaient fatigués et couchés à terre comme des brebis qui n’ont pas de berger”

Il a ressenti, mieux que nul autre, la misère des pauvres et des petits. Jésus annonce la Bonne Nouvelle, enseigne, guérit afin de mettre l’homme en face de sa propre dignité et lui permettre de vivre intensément.

Il ne recherche pas les élites, mais s’adresse aux plus pauvres, aux plus abandonnés, à la foule victime des idéologies et des slogans, pour lui dire que, dans son Royaume, tous ont leur place. Enfin ils existent, Dieu les aime tels qu’ils sont et les invite au banquet de son Fils.

D’ailleurs, Il donne comme conseils à ses apôtres : “Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Et sur votre route annoncez bien haut : le Règne des Cieux est proche ! Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratis, donnez gratis”

Les siens doivent se pencher sur tous les blessés de la vie et c’est à eux, malades du corps ou de l’esprit, qu’ils se doivent d’annoncer la Bonne Nouvelle : le Règne des Cieux est proche !

Et pourtant, même si Jésus annonce le Royaume, étale devant nous la tendresse paternelle du Père en guérissant, prie pour qu’il y ait beaucoup d’ouvriers, l’homme reste libre de dire oui ou non à ce message.

“Et entrant dans la maison, saluez-la, et si la maison en est digne, que votre paix aille sur elle ! Mais si elle n’est pas digne, que votre paix revienne sur vous !”

Jésus respecte toujours l’homme et sa liberté. C’est l’homme qui s’engage pour ou contre le Royaume, ou bien y reste indifférent.

“et si l’on refuse de vous recevoir et d’écouter vos paroles, en sortant de cette maison secouez la poussière de vos pieds”

En clair, laissez-les à leur responsabilité, même s’ils ont tort.

Père Gabriel