Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

Jésus admire Jean-Baptiste

Méditation de l’évangile du dimanche 15 décembre

La manière dont Jésus parle de Jean-Baptiste trahit son enthousiasme pour cet homme qui le premier force les portes du Royaume. Il aime sa franchise et sa rudesse et va jusqu’à le comparer à Elie. “Et si vous voulez l’entendre : lui-même est Elie qui doit venir”

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11, 2-11

En ce temps-là,
Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ.
Il lui envoya ses disciples et, par eux,  lui demanda :
« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Jésus leur répondit :
« Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez :
    Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés,
et les sourds entendent, les morts ressuscitent,
et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »

Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :
« Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ?
Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ?
Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois.
Alors, qu’êtes-vous allés voir ?
un prophète ?
Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.
C’est de lui qu’il est écrit :
Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
pour préparer le chemin devant toi.

Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme,
personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;
et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux
est plus grand que lui. »


Méditation de l’évangile du dimanche 15 décembre

Jésus admire Jean le Baptiste. Il aime ce caractère bien trempé qui ne se laisse pas aller à toutes les impressions, comme un roseau agité par le vent…Il aime cet homme viril, aux vêtements rudes et grossiers et à la nourriture fruste. Mais le plus bel éloge qu’Il en fasse, c’est cette vision de son rôle dans l’histoire du salut : “Mais pourquoi êtes-vous sortis ?… Pour voir un prophète ?…Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète”

Et ce prophète, c’est celui qui l’annonce et ouvre avec vigueur le chemin du Royaume. Il est lui-même ce violent dont doivent s’inspirer tous ceux qui veulent entrer dans le Royaume. Et ce n’est pas par hasard qu’Il l’assimile à Elie. Elie possédait ce même esprit. Il a résisté à Achab, meurtrier de Naboth.
Le nouvel Elie, Jean Le Baptiste, avec une superbe violence a résisté à Hérode, ainsi qu’à Hérodiade, la nouvelle Jézabel. Il en est mort, mais il a pris de force le Royaume. Il a ouvert une nouvelle voie, un nouveau chemin vers Dieu fait de courage.

“Voici que j’envoie mon messager devant Ta face, pour disposer ta voie devant toi “

Aussi la vision de l’histoire du salut, raccourcie en une phrase de génie, nous montre-t-elle la place extraordinaire de Jean Le Baptiste à côté de Jésus, lui, qui annonce l’attitude de courage et de lutte que devront adopter tous ceux qui suivront le Seigneur pour entrer dans son Royaume, avec l’Esprit d’Elie.

La loi et les prophètes vont jusqu’à Jean ; depuis lors, le Royaume de Dieu est annoncé et chacun essaye d’y entrer de force.

Jésus est capable de ramasser les siècles dans une phrase minuscule et puissante comme un germe de vie. Semé par Dieu au début de l’humanité, ce germe pousse à travers les siècles, vivifié par la loi et les prophètes, pour aboutir à Jean le Baptiste et au Royaume de Dieu que Lui, Jésus, vient annoncer. C’est la Bonne Nouvelle dont Jean est le Précurseur, le “Messager”.

La manière dont Jésus parle de Jean-Baptiste trahit son enthousiasme pour cet homme qui le premier force les portes du Royaume. Il aime sa franchise et sa rudesse et va jusqu’à le comparer à Elie.

“Et si vous voulez l’entendre : lui-même est Elie qui doit venir”

Père Gabriel