Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié; Il est ressuscité Marc 16,6

La main mise à la charrue

Méditation de l’Evangile du mercredi 3 octobre

Jésus ne possède rien. Ce qu’Il avait, Il l’a abandonné. Il est devenu le vagabond divin à la poursuite des âmes. Il a voulu être pauvre.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,57-62.


En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »
Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »
Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Méditation de l’Evangile du mercredi 3 octobre

Jésus avertit : Le suivre sera dur. Il en coûtera à nos affections. Mais Lui, le premier, donne l’exemple. Il a su laisser derrière Lui la douce vie de Nazareth…

Ses paroles ne sont pas celles d’un bateleur qui veut flatter son monde. Il possède un esprit positif qui ne s’embarrasse ni de chimères ni de rêves.

« Maître, je te suivrai où que Tu ailles.  Et Jésus lui dit : Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel des abris, mais le Fils de l’Homme n’a pas où reposer la tête »

Il ne possède rien. Ce qu’Il avait, Il l’a abandonné. Il est devenu le vagabond divin à la poursuite des âmes. Il a voulu être pauvre.

« A un autre, Il dit : suis-Moi. Celui-ci dit : Permets-moi d’abord d’aller ensevelir mon père. Mais Il lui dit : laisse les morts ensevelir les morts. Quant à toi, va annoncer le Règne de Dieu »

Jésus établit une opposition entre la vie du Règne de Dieu à propager et un retour stérile sur nos morts. Le culte excessif des cimetières n’est pas son fait.

« Un autre lui dit : Je te suivrai, Seigneur ; mais d’abord, permets-moi de prendre congé de ceux qui sont dans ma maison.  Jésus lui dit : Quiconque a mis la main à la charrue et regarde derrière soi n’est pas apte au Royaume de Dieu »

Un jour, on découvre l’absolu du Royaume. Ce jour-là, on suit Jésus partout, sans bagage; on abandonne alors la tendresse de la maison et, une fois la main mise à la charrue, on ne regarde plus en arrière…
Jésus demande des gens énergiques, désinstallés, pour labourer le monde.

Père Gabriel